Habib Benaouda
La diffusion, sur des pages Facebook, de listes comportant les noms de patients brûlés évacués vers l’Établissement hospitalier spécialisé (EHS) des brûlés Dr Ouahrani Fethi Mustapha d’Oran a suscité une ferme réaction de la direction de l’établissement. Dans un communiqué rendu public hier, cette dernière a dénoncé une atteinte à la confidentialité des données médicales et au secret professionnel, tout en annonçant des mesures légales contre les personnes impliquées.
La direction de l’EHS a rappelé que la publication ou le partage de documents contenant des informations médicales et personnelles sur les patients constitue une violation des règles de confidentialité auxquelles sont soumis les professionnels de santé et l’ensemble des personnels de l’établissement. Elle souligne également que ces pratiques contreviennent au règlement intérieur et aux dispositions légales encadrant la protection des données relatives aux patients.
Cette réaction intervient alors que des listes contenant des informations sur des patients victimes de brûlures, évacués vers l’établissement spécialisé, ont été relayées sur les réseaux sociaux. Pour la direction, la diffusion de telles données, quelles que soient les circonstances, ne saurait être considérée comme un simple partage d’informations, les données de santé relevant d’un cadre particulier de protection.
La justice pourrait être saisie
La direction de l’établissement entend ainsi engager les procédures nécessaires afin d’identifier et de sanctionner toute personne dont la responsabilité serait établie dans la fuite ou la circulation de ces documents. Elle affirme se réserver le droit de recourir à toutes les voies légales et administratives disponibles, y compris la saisine de la justice et l’engagement de poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.
L’EHS rappelle, dans ce contexte, que la confidentialité des données médicales constitue une obligation professionnelle qui s’impose à tous les personnels concernés. La diffusion d’informations relatives à l’état de santé ou à l’identité des patients sur les réseaux sociaux peut, de ce fait, engager la responsabilité de leurs auteurs.
Au-delà de l’aspect strictement réglementaire, la direction insiste sur la nécessité de préserver la dignité et la vie privée des personnes prises en charge, particulièrement dans des situations médicales aussi sensibles. Elle réaffirme enfin qu’elle ne tolérera aucune atteinte au secret médical et assure que la protection des données personnelles des patients demeure une priorité.




