Habib Benaouda
À l’approche des élections locales, les formations politiques à Oran sont engagées dans une course contre la montre pour finaliser leurs listes de candidats. Dans plusieurs communes, notamment celles du Grand Oran, la constitution des dossiers s’avère plus laborieuse que prévu, mettant les directions partisanes face à un double défi : réunir le nombre requis de candidats et s’assurer de leur conformité aux conditions légales et réglementaires.
La difficulté se fait particulièrement sentir dans les grandes communes, notamment Oran, Bir El Djir, Es-Senia, Sidi Chahmi et Aïn El Turck, où le volume des candidatures à réunir impose une mobilisation soutenue des structures locales. Les informations recueillies auprès de plusieurs formations font état d’une situation qui ne semble épargner ni les partis disposant d’une implantation traditionnelle ni les formations plus récentes.
La constitution des listes tourne ainsi à l’exercice d’équilibriste pour plusieurs bureaux de wilaya, contraints d’intensifier les contacts avec leurs militants, les anciens élus et différentes personnalités locales afin de combler les places encore vacantes.
UN APPEL AUX ANCIENS ÉLUS
Dans cette course au bouclage des listes, les anciens élus constituent une réserve particulièrement sollicitée. Leur expérience des précédents mandats et leur connaissance du terrain sont considérées par les partis comme des atouts pour renforcer leurs listes et leur assurer un ancrage local.
Mais le retour aux urnes n’est pas acquis. Plusieurs anciens élus sollicités n’auraient pas encore tranché quant à leur participation à la prochaine échéance électorale. Ce manque de visibilité complique davantage le travail des responsables locaux, qui disposent désormais d’une marge de manœuvre réduite pour compléter leurs dossiers dans les délais impartis.
À cette hésitation s’ajoute un certain attentisme parmi des personnes initialement intéressées par une candidature. La perspective de ne pas voir certaines listes parvenir à réunir l’ensemble des dossiers requis, ou de ne pas satisfaire aux conditions réglementaires, semble également peser sur les décisions de certains prétendants.
LES GRANDES COMMUNES SOUS PRESSION
Les communes à forte densité électorale concentrent naturellement l’essentiel des efforts des états-majors locaux. Le nombre de candidats à réunir et l’importance politique de ces circonscriptions en font un enjeu majeur dans la préparation du scrutin.
Les bureaux de wilaya multiplient ainsi les démarches pour convaincre de nouvelles candidatures, renouer avec d’anciens élus et solliciter des compétences et des acteurs locaux susceptibles de compléter les listes.
À quelques jours de l’échéance, la bataille se joue donc également dans les coulisses. Pour plusieurs formations politiques, chaque candidature compte désormais. Le défi consiste à boucler les listes dans les délais impartis afin d’éviter que le manque de dossiers ne compromette leur participation dans certaines communes.
À Oran, les prochains jours devraient ainsi permettre de mesurer la capacité des différents partis à surmonter cette phase délicate de constitution des candidatures et à présenter des listes répondant aux exigences fixées pour le prochain scrutin local.




