Habib Benaouda
Plus de 455 000 élèves à Oran devraient bénéficier, durant la nouvelle année scolaire, d’un suivi médical renforcé à travers 51 unités de dépistage et de suivi relevant du dispositif de santé scolaire. La Direction de la santé et de la population a renforcé ce dispositif avec l’ouverture de deux nouvelles unités et la mobilisation d’équipes médicales pluridisciplinaires.
Sur les 51 unités opérationnelles, 45 sont implantées dans les établissements scolaires et quatre au niveau des polycliniques. Des unités mobiles complètent le dispositif dans les zones éloignées, afin de favoriser le dépistage précoce et de rapprocher les prestations de santé du milieu scolaire.
Un dispositif médical renforcé
Le suivi est assuré par 84 médecins généralistes, 65 chirurgiens-dentistes, 117 infirmiers de santé publique et 63 psychologues, avec les équipements médicaux nécessaires. Une attention particulière est accordée aux élèves du primaire.
Le bilan de la précédente année scolaire fait état de 3 622 cas de sinusite et d’allergies, 3 178 cas d’asthme et 2 859 élèves en situation de surpoids. Cette dernière situation est notamment associée au déséquilibre alimentaire, à la consommation excessive de sucres et de matières grasses et au manque d’activité physique.
Les examens ont également permis de détecter 17 168 cas de troubles de la vision, soit 7,68 %, orientés vers les services d’ophtalmologie. Quelque 8 212 cas de caries dentaires ont par ailleurs été recensés, particulièrement chez les élèves du primaire.
Prévention et accompagnement psychologique
Le programme accorde une place importante à la prévention, avec des campagnes consacrées à l’hygiène, à la santé environnementale et à l’alimentation saine, ainsi qu’aux dangers du tabagisme, des drogues et de la violence scolaire. Des élèves présentant des difficultés de scolarisation sont également orientés vers les psychologues pour un accompagnement adapté.
Les opérations de vaccination des élèves de première année moyenne contre la poliomyélite, le tétanos et la diphtérie se poursuivent conformément au programme sanitaire. Des actions de sensibilisation portent aussi sur l’usage excessif du téléphone portable et des réseaux sociaux, ainsi que sur les risques numériques, notamment le chantage électronique.
Le programme comprend enfin des campagnes sur la prévention des accidents de la circulation, les risques liés au gaz et les premiers secours, en coordination avec les services de sécurité, la Gendarmerie nationale et la Protection civile.




