Au total, 262 journalistes et professionnels des médias sont tombés en martyrs dans la bande de Ghaza depuis le début de l’agression sioniste, le 7 octobre 2023, dont 26 femmes, selon un bilan publié par le Bureau d’information gouvernemental de Ghaza à l’occasion de la Journée mondiale de solidarité avec le journaliste palestinien.

Cette journée, célébrée le 26 septembre et adoptée par la Fédération internationale des journalistes en 1996, vise à rendre hommage au rôle des journalistes palestiniens et à leurs sacrifices dans l’exercice de leur profession.

Selon le Bureau, 433 journalistes et professionnels des médias ont également été blessés, tandis que 50 ont été arrêtés, dont 23 seraient toujours détenus. Trois journalistes sont par ailleurs portés disparus, selon la même source.

Le bilan fait également état de 28 militants des médias considérés comme influents, tombés aussi en martyrs.

Sur le plan matériel, 32 familles de journalistes tombés en martyrs ont été entièrement décimées, tandis que 53 maisons de journalistes ont été totalement ou partiellement détruites, affirme le Bureau.

Les infrastructures médiatiques ont également subi d’importants dégâts. Selon le même bilan, 12 journaux et magazines, 23 médias numériques, 11 radios, 16 chaînes de télévision, 27 imprimeries et cinq organisations professionnelles et syndicales ont été totalement ou partiellement détruits.

La même source estime à plus de 800 millions de dollars les pertes directes subies par le secteur des médias à Ghaza, dans le cadre des destructions qui ont affecté plusieurs secteurs de l’enclave.

Malgré les destructions, 143 institutions médiatiques continuent de fonctionner dans la bande de Ghaza, ajoute le bilan.

A cette occasion, le Bureau d’information gouvernemental a appelé la communauté internationale, les Nations unies, la Fédération internationale des journalistes et l’Union des journalistes arabes à intervenir de toute urgence afin d’assurer une protection juridique et sur le terrain aux journalistes palestiniens.

Il a également appelé le procureur de la Cour pénale internationale à ouvrir une enquête officielle et urgente sur les crimes commis contre les journalistes et la destruction de leurs institutions médiatiques, et à demander des comptes aux dirigeants de l’occupation sionistes afin de garantir qu’ils ne bénéficient pas de l’impunité.