Habib B.
À mesure que se rapproche l’échéance des élections locales du 28 novembre, la course aux candidatures gagne en intensité. Mais, à l’APC d’Oran, l’actualité électorale ne saurait prendre le pas sur les impératifs de gestion. Jusqu’au dernier jour du mandat en cours, les services communaux restent tenus d’assurer leurs missions et de répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens. Une équation qui place le président de l’APC, Ben Ali Benyoucef, devant une responsabilité particulière : maintenir le rythme de la gestion alors que la dynamique politique s’accélère. À Oran, la dimension de la commune, l’étendue de son territoire et la multiplicité de ses services et délégations rendent la gestion particulièrement exigeante. Propreté urbaine, voirie, aménagement, occupation du domaine public, réclamations des citoyens ou encore interventions de proximité constituent autant de dossiers qui nécessitent une présence régulière et une coordination permanente.
Ces préoccupations ne sont, par définition, pas liées au calendrier électoral. Elles se poursuivent au même rythme, indépendamment des préparatifs du prochain scrutin. C’est précisément dans cette phase de transition que la continuité du fonctionnement communal prend toute son importance.
Dans ce contexte, le président de l’APC est appelé à maintenir une attention soutenue sur plusieurs dossiers et structures, avec l’objectif de préserver le rythme des interventions et d’éviter tout ralentissement dans la prise en charge des affaires courantes. Une implication qui traduit avant tout les exigences d’une gestion locale appelée à fonctionner normalement jusqu’au terme du mandat.
Une activité politique qui monte en puissance
Parallèlement, plusieurs élus ont d’ores et déjà engagé les démarches liées au prochain rendez-vous électoral. Contacts politiques, constitution des dossiers et préparatifs autour des listes de candidatures occupent progressivement une place plus importante dans l’agenda des acteurs concernés.
Cette effervescence est inhérente à toute période préélectorale. Elle intervient cependant alors que le mandat actuel n’est pas encore arrivé à son terme. D’où la nécessité de maintenir une distinction nette entre la préparation du scrutin et les responsabilités liées à la gestion de la collectivité.
Pour l’administration communale, l’enjeu consiste ainsi à préserver la régularité du fonctionnement des services, quelles que soient les dynamiques politiques à l’œuvre. Le secrétariat général, les services et les délégations communales sont, à ce titre, directement concernés par cette exigence de continuité.
Les délégations appelées à maintenir le cap
La période qui s’ouvre constitue également une phase particulièrement sensible pour les différentes structures de proximité. Pour le citoyen, l’action de la commune se mesure d’abord à travers des prestations très concrètes : la propreté des quartiers, l’état des routes, les opérations d’aménagement, le traitement des réclamations ou encore le suivi des interventions engagées sur le terrain.
À ce niveau, la régularité du service demeure le principal indicateur du bon déroulement de la gestion. La dynamique électorale ne doit donc pas se traduire par un ralentissement dans le traitement des dossiers ou par un report des opérations qui relèvent du fonctionnement courant de la collectivité.
La situation particulière de la commune d’Oran renforce cette nécessité. Avec un volume important de dossiers et de structures à coordonner, le suivi des délégations et la circulation de l’information entre les différents services constituent des éléments essentiels du fonctionnement quotidien de l’APC.
Jusqu’au dernier jour du mandat
Dans les semaines qui précèdent le scrutin, la question qui se pose est donc moins celle de l’activité politique que celle de la capacité de la collectivité à maintenir son rythme de gestion jusqu’au terme du mandat.
Pour Ben Ali Benyoucef, la période impose ainsi une présence accrue dans le suivi des dossiers et la coordination des services, alors que l’environnement politique connaît une animation grandissante. L’objectif demeure celui de maintenir le fonctionnement régulier de l’institution communale, de repérer rapidement les éventuelles insuffisances et d’éviter que les dossiers ne s’accumulent au cours des dernières semaines de la mandature.
À Oran, où les attentes des citoyens restent nombreuses, le calendrier électoral ne suspend donc pas le quotidien communal. Les dossiers liés à la ville continuent de s’imposer, avec leur lot d’interventions, de réclamations et de demandes de prise en charge.
À quelques semaines du rendez-vous du 28 novembre, la priorité reste ainsi la poursuite du travail jusqu’au dernier jour du mandat, dans le respect des responsabilités dévolues à l’institution communale. La dynamique électorale a son propre calendrier. La gestion de la ville, elle, ne peut connaître de pause.




