Sarah M
La chasse aux occupations anarchiques de l’espace public se poursuit à Oran. Une nouvelle opération de libération des trottoirs a été menée dans le quartier Mimosa, relevant du secteur urbain El Badr (Cité Petit) où une extension illégale d’un atelier de construction empiétait sur un passage réservé aux piétons, compliquant notamment les déplacements des élèves et de leurs parents aux abords d’un collège.
L’intervention a été menée par la cellule de l’environnement et de la protection de l’environnement, en présence du délégué de la sûreté et des services de police. L’objectif affiché était de restituer aux piétons un espace progressivement gagné par une installation ne répondant pas aux règles d’occupation du domaine public.
Les trottoirs au cœur de la bataille
Dans les faits, l’opération dépasse la seule question de l’occupation d’un trottoir. Dans les secteurs urbains densément fréquentés, l’appropriation irrégulière des espaces publics se traduit directement par une réduction des cheminements piétons et peut contraindre les usagers à se déplacer sur la chaussée.
La situation revêt une dimension particulière aux abords des établissements scolaires. À Mimosa, l’espace occupé était notamment utilisé par les élèves et leurs accompagnateurs pour l’attente devant le collège. Sa libération doit ainsi permettre de rétablir un passage plus accessible et de préserver un espace indispensable aux usagers.
Cette intervention intervient dans le cadre des orientations du wali d’Oran, Brahim Ouchene, relatives au traitement des extensions anarchiques et à la lutte contre l’occupation illégale des trottoirs et de la voie publique.
Une opération qui s’inscrit dans la durée
Les services concernés ne se limitent pas aux occupations de trottoirs. La même opération de contrôle s’est poursuivie sur le boulevard de l’ALN (l’Armée de libération nationale), où la démolition d’un étage construit de manière irrégulière s’est poursuivie.
À travers ces interventions, les services chargés de l’environnement et de la protection du cadre de vie entendent agir sur plusieurs fronts : préserver les espaces destinés à la circulation des piétons, mettre fin aux extensions réalisées sans autorisation et renforcer le respect des règles régissant l’utilisation du domaine public.
La succession de ces opérations traduit ainsi une volonté de maintenir la pression sur les occupations irrégulières qui modifient, sans cadre légal, l’usage des espaces urbains. Une démarche qui place la préservation du domaine public et la restitution des espaces aux usagers au centre de l’action engagée sur le terrain.




