Habib Benaouda 

Le Parti des travailleurs (PT) pourrait limiter sa participation aux prochaines élections locales à la liste de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) à Oran, laissant de côté la compétition pour les Assemblées populaires communales (APC). À ce stade, cette configuration n’est toutefois pas encore définitive, mais les difficultés rencontrées dans la constitution des listes communales semblent avoir considérablement réduit les marges de manœuvre de la formation de Louisa Hanoune.

À quelques semaines du scrutin du 28 novembre, le PT aurait réussi à avancer dans la préparation de sa liste APW, sans parvenir, en revanche, à réunir les conditions nécessaires pour présenter des listes dans les 26 communes de la wilaya.

Parmi les principales difficultés évoquées figure la collecte des signatures exigées pour les candidatures. Un exercice rendu plus complexe par le calendrier serré et la forte concurrence entre les formations politiques pour attirer candidats et militants.

À cela s’ajouterait une moindre mobilisation de certains militants pour les élections communales, compliquant davantage la constitution des listes. Une situation qui tranche avec les précédentes échéances, au cours desquelles le PT avait réussi à être présent dans plusieurs communes d’Oran et à décrocher des sièges dans les assemblées élues, voire à participer à la gestion de certaines communes.

Une présence locale en question

Cette éventuelle absence de la course aux APC serait d’autant plus remarquée que le PT a longtemps fait des élections locales un terrain privilégié pour maintenir son implantation et son contact avec les citoyens. En juin dernier, Louisa Hanoune avait d’ailleurs animé un meeting à Oran à l’occasion des législatives, appelant les militants et candidats à renforcer le travail de proximité.

Pour autant, au sein du parti, on assure que la participation aux élections locales est maintenue. Le PT n’aurait pas renoncé au scrutin et concentrerait actuellement ses efforts sur la constitution de la liste APW.

La formation avait officiellement annoncé, le 11 septembre dernier, sa participation au scrutin du 28 novembre, en mettant notamment en avant des propositions liées aux préoccupations des citoyens, au développement local et au renforcement des prérogatives des élus.

Le cas du PT illustre, plus largement, les difficultés rencontrées par plusieurs formations dans la constitution de leurs listes, notamment pour réunir les signatures et trouver suffisamment de candidats répondant aux conditions requises.

La configuration définitive de la participation du PT à Oran devrait être connue dans les prochains jours. Le parti pourra-t-il finalement présenter des listes dans certaines communes ou devra-t-il se contenter de briguer des sièges à l’APW ? La réponse dépendra notamment de sa capacité à surmonter, dans les délais impartis, les difficultés liées aux signatures et à la mobilisation des candidats.