Sarah M
De la connaissance à la conservation, puis à la valorisation. Le patrimoine géologique algérien était au centre d’une journée d’étude nationale organisée, dimanche, à l’Université Oran 2 Mohamed Ben Ahmed, autour des « défis scientifiques et perspectives en matière de patrimoine géologique et de géoconservation ». Une rencontre qui a réuni chercheurs, universitaires et représentants de plusieurs institutions autour d’un enjeu désormais étroitement lié à la préservation du patrimoine naturel et au développement durable.
Organisée à la salle de conférences « M’hamed Amour » de la Faculté des sciences de la Terre et de l’Univers (FSTU), cette rencontre scientifique a rassemblé des enseignants-chercheurs et spécialistes de l’Université Oran 2 ainsi que de plusieurs universités et institutions nationales, notamment de Bab Ezzouar, Constantine, Sétif, Alger, Tlemcen, Annaba, Batna et Tébessa.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du recteur de l’Université Oran 2, Pr Ahmed Chaalel, des vice-recteurs, du doyen de la FSTU, Pr Saleh Menhoudj, ainsi que des responsables scientifiques et organisationnels de la rencontre. Des représentants de Sonatrach, du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) et du secteur minier ont également pris part aux travaux.
L’université au cœur de la démarche
Dans son allocution d’ouverture, le recteur a mis en avant l’importance accordée aux domaines de la géologie et des mines dans la politique de recherche scientifique, soulignant la responsabilité de l’université dans l’accompagnement de cette dynamique à travers la formation, la recherche et l’expertise.
L’enjeu est surtout de faire en sorte que les connaissances produites dans les laboratoires et les universités puissent dépasser le cadre académique pour contribuer à la prise de décision. Les recommandations issues des rencontres scientifiques sont ainsi appelées à se traduire en propositions concrètes au profit des institutions et des secteurs concernés.
À travers cette démarche, le patrimoine géologique est appréhendé non seulement comme un objet d’étude scientifique, mais également comme une composante du patrimoine naturel national susceptible d’être protégée et valorisée dans une perspective de développement durable.
Trois axes scientifiques
Les travaux ont été articulés autour de trois ateliers spécialisés consacrés à la stratigraphie et à la paléontologie, à la dynamique terrestre ainsi qu’à la géologie appliquée et aux ressources en eau. Ces espaces d’échanges ont permis de mettre en commun des travaux et des expériences portant notamment sur la connaissance, la documentation et la conservation des sites géologiques.
La diversité des territoires évoqués donne toute sa mesure à l’enjeu. Du Hoggar aux Aurès, en passant par le Nord-Ouest et le Grand Sud, l’Algérie dispose d’une diversité géologique qui constitue un potentiel scientifique et patrimonial considérable.
La rencontre a également été marquée par la signature d’une convention de coopération entre l’Université Oran 2 Mohamed Ben Ahmed et l’Institut hydroclimatique de formation et de recherche, destinée à renforcer les échanges scientifiques, le partage des compétences et la coopération académique.
Au terme de cette journée, les participants ont appelé à la mise en place d’une feuille de route consacrée à la protection des sites géologiques et à la promotion de la géotourisme. Les recommandations formulées devraient ainsi contribuer à mieux articuler recherche scientifique, conservation du patrimoine naturel et valorisation durable des richesses géologiques du pays.




