Quelque 2.800 personnes ont fui 10 villages de l’Etat du Nil Bleu, dans le sud-est du Soudan, en une seule journée, dans un contexte de détérioration de la sécurité, a déclaré dimanche l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L’agence onusienne a souligné, dans un communiqué, que ses équipes sur le terrain estimaient que 560 ménages, soit 2.800 personnes, avaient été déplacés de plusieurs villages de la localité de Wad al-Mahi et transférés vers la localité d’Al-Roseires, dans l’Etat du Nil Bleu.

Les villages touchés sont Miri, Jabal Nimr, Abu Qudaf, Bashkarkat, Ab Jankour, Makla, Matangiya, Jabal al-Nour, Menza et Manshiling, précise le communiqué.

La situation demeure « tendue et instable », a indiqué l’agence onusienne, ajoutant qu’elle suivait de près l’évolution de la situation.

Jeudi, l’OIM avait signalé que 7.000 personnes supplémentaires, représentant 1.400 ménages, avaient fui quatre villages de Wad al-Mahi en une seule journée en raison de l’insécurité.

Le mois dernier, l’agence onusienne avait, en outre, déclaré que 99.277 personnes avaient été déplacées dans l’Etat du Nil Bleu entre le 11 janvier et le 23 août de cette année.

L’Etat a connu une escalade militaire ces derniers jours, les Forces de soutien rapide (FSR) et le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, un groupe allié, ayant lancé des attaques dans plusieurs zones.

La crise humanitaire au Soudan s’est aggravée dans le contexte du conflit entre l’armée et les FSR, qui a débuté en avril 2023.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et environ 13 millions de déplacés, selon les estimations de l’ONU et de la communauté internationale.