Spéculation : la réponse ferme du président Tebboune

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Wassila. B

Lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, le président Abdelmadjid Tebboune a abordé avec franchise la question brûlante de la hausse des prix et du pouvoir d’achat des Algériens. Face à cette problématique qui touche directement le quotidien des citoyens, le chef de l’État n’a pas éludé ses responsabilités. Il a tenu un discours de vérité, distinguant les causes objectives de cette flambée (les feux de forêt de l’été dernier ayant impacté la production agricole) des pratiques inacceptables de spéculation qui, elles, relèvent de la pure cupidité. En dénonçant « un crime contre le peuple », commis par les spéculateurs, le président a placé la protection du citoyen au cœur de ses priorités. Cette prise de parole intervient dans un contexte où les préoccupations sociales sont devenues la première attente des Algériens. Elle marque ainsi une volonté claire de répondre aux urgences du quotidien plutôt que de s’en tenir à des considérations lointaines.

Le premier engagement présidentiel est celui de la rigueur face aux pratiques spéculatives. M. Tebboune a été catégorique : « Celui qui faute, qu’il assume. » Cette fermeté se justifie d’autant plus que l’État a massivement soutenu le secteur agricole, à travers des subventions sur l’électricité, le gasoil, l’eau et les engrais. Il est donc inacceptable que certains profitent de « moments d’inattention pour sortir comme des parasites » et imposent des hausses injustifiées, alors même que les premiers responsables identifiés ne sont pas les agriculteurs eux-mêmes. La lutte contre la spéculation devient ainsi un impératif moral et économique, au service de la justice sociale.

Le second engagement est celui de l’action immédiate. Le président a donné des instructions claires au gouvernement pour que les prix reviennent à la normale dès le lendemain de son intervention. Cette réactivité témoigne d’une volonté politique de ne pas laisser la situation se dégrader davantage. Car au-delà de la conjoncture, l’objectif affiché est bien plus ambitieux : parvenir, à l’horizon fin 2027, à rehausser encore le pouvoir d’achat des Algériens. Il s’agit là d’une vision à long terme qui dépasse le simple traitement symptomatique de la hausse des prix pour s’attaquer aux racines structurelles du problème.

Le chef de l’État a su garder la mesure dans son propos, reconnaissant que « le citoyen a raison de se plaindre » tout en mettant en garde contre les exagérations et les tentatives de manipulation visant à « agiter une partie de la rue ». Cette position équilibrée, qui refuse à la fois l’inaction et l’alarmisme, dessine une gouvernance responsable. Les deux engagements pris par le président Tebboune — sévir contre les spéculateurs et faire baisser les prix immédiatement — constituent une réponse concrète à une préoccupation légitime du peuple algérien. Leur mise en œuvre effective sera le véritable test de cette promesse : celle de préserver la dignité du citoyen et de faire du développement une réalité partagée.