M. B
Piloté par l’Université de Rostock et soutenu par le programme Erasmus+, le projet associe quatre établissements algériens autour de la formation aux technologies de l’hydrogène vert. Une nouvelle phase devrait prochainement intégrer les doctorants et le CDER.
La coopération universitaire algéro-européenne se consolide autour de l’hydrogène vert, avec un accent particulier mis sur la formation des compétences. Piloté par l’Université de Rostock, en Allemagne, et soutenu par le programme européen Erasmus+, un projet de coopération associe plusieurs établissements algériens afin de développer les connaissances et les compétences nécessaires à l’émergence de cette filière énergétique.
Chercheur et responsable de projets à l’Université de Rostock, le Dr Ibrahim Rahmouni dirige ce projet de coopération qui réunit actuellement quatre partenaires algériens : l’École supérieure des énergies renouvelables, de l’environnement et du développement durable de Batna, l’École nationale polytechnique d’Alger, l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB) et l’Institut national du pétrole de Sonatrach.
Un cursus couvrant toute la chaîne de valeur
L’un des principaux acquis du projet réside dans son volet consacré à la formation. Près de 200 étudiants en master en Algérie ont déjà bénéficié de formations consacrées aux différentes composantes de la filière hydrogène vert.
« Près de 200 étudiants en master ont étudié tout ce qui concerne l’hydrogène vert, de la production au stockage et au transport, jusqu’aux applications », souligne le Dr Rahmouni.
Cette approche globale traduit la volonté des partenaires de ne pas limiter la coopération à un seul segment technologique. Production, stockage, transport et usages sont abordés dans une logique de chaîne de valeur, afin de permettre aux étudiants de disposer d’une vision d’ensemble des enjeux scientifiques et technologiques liés à cette énergie.
Pour l’Algérie, le développement de telles compétences constitue un enjeu majeur alors que la recherche et la formation doivent accompagner les évolutions du secteur énergétique. Le projet mise ainsi sur les universités et les établissements spécialisés pour contribuer à la constitution d’un vivier de compétences dans un domaine encore en structuration.
Vers une nouvelle génération de chercheurs
La coopération pourrait désormais franchir un nouveau cap. Avec l’appui de l’Union européenne et dans le cadre d’Erasmus+, les partenaires travaillent à une extension du projet pour une année supplémentaire.
Cette nouvelle phase devrait élargir le dispositif aux étudiants en doctorat, donnant davantage de place à la recherche scientifique et à la production de connaissances dans le domaine de l’hydrogène vert. Le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) d’Alger devrait également rejoindre le partenariat.
L’enjeu ne serait donc plus seulement de former des étudiants de master, mais de renforcer progressivement la continuité entre formation, recherche et expertise scientifique. L’intégration du CDER et l’ouverture aux doctorants pourraient notamment favoriser le développement de travaux de recherche plus avancés et multiplier les passerelles entre les établissements universitaires algériens et leurs partenaires européens.
À travers cette coopération, l’Université de Rostock et ses partenaires algériens misent ainsi sur un levier essentiel du développement de l’hydrogène vert : la formation d’une nouvelle génération de spécialistes capables d’accompagner la recherche, l’innovation et, à terme, le déploiement de la filière en Algérie.




