M. B 

Présenté au NAPEC 2026, le volet universitaire du projet TaqatHy+ met en avant les travaux de jeunes  chercheurs algériens et renforce les passerelles entre universités, recherche et industrie dans le domaine de l’hydrogène vert.

L’émergence d’une filière hydrogène en Algérie passe aussi par la formation d’une nouvelle génération de chercheurs et d’ingénieurs. C’est l’un des messages forts ressortis de la rencontre organisée hier au stand de l’Union européenne au NAPEC 2026, consacrée à la coopération universitaire autour de l’hydrogène vert.

À cette occasion, plusieurs établissements universitaires algériens ont présenté leurs programmes de formation ainsi que des travaux de recherche réalisés dans le cadre du projet TaqatHy+, mis en œuvre avec l’appui de la coopération internationale allemande (GIZ). L’École nationale polytechnique (ENP), l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB) et l’École nationale supérieure des énergies renouvelables, de l’environnement et du développement durable de Batna ont notamment pris part à cette rencontre.

Des travaux universitaires au plus près des enjeux industriels

Stephen Draexler, responsable de composante et Team Lead du projet GIZ TaqatHy+ en Algérie, a souligné la qualité des travaux présentés par les étudiants et leur potentiel à contribuer au développement de la filière.

La rencontre a notamment permis de mettre en lumière plusieurs mémoires de master réalisés dans le cadre du projet, portant sur des problématiques liées aux technologies de l’hydrogène. Pour le responsable de TaqatHy+, ces travaux témoignent de l’existence, au sein des universités algériennes, de compétences capables de s’attaquer à des problématiques de pointe dans une industrie encore en pleine structuration.

L’intérêt de cette démarche réside ainsi dans le rapprochement entre formation, recherche et besoins futurs du secteur énergétique. Les étudiants impliqués dans ces travaux sont appelés à poursuivre leur parcours dans le monde académique ou à rejoindre l’industrie, avec l’ambition de contribuer à la concrétisation de projets liés à l’hydrogène en Algérie et au-delà.

La coopération universitaire comme levier

Le projet TaqatHy+ s’inscrit dans une coopération plus large consacrée aux énergies renouvelables, à l’hydrogène vert et à l’efficacité énergétique en Algérie. Il bénéficie notamment d’un financement européen et allemand et est développé en collaboration avec les institutions algériennes concernées.

La rencontre du NAPEC a également été marquée par la présence de l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie et de représentants de l’Union européenne, donnant une dimension institutionnelle à cette initiative universitaire.

Dans cette dynamique, la GIZ s’appuie également sur l’expertise de l’Université de Rostock, en Allemagne, partenaire de mise en œuvre de cette activité académique. Cette coopération ouvre ainsi des perspectives d’échanges plus étroits entre établissements algériens et allemands autour de la formation, de la recherche et du transfert de connaissances.

À travers cette initiative, l’enjeu dépasse donc la seule présentation de travaux universitaires. Il s’agit de préparer les compétences qui accompagneront la montée en puissance des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert en Algérie. Car derrière les futurs investissements, infrastructures et projets industriels, la réussite de cette transition reposera aussi sur la capacité à disposer de chercheurs, d’ingénieurs et de spécialistes suffisamment formés pour maîtriser les technologies et transformer le potentiel national en projets concrets.