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Formation de haut niveau, recherche appliquée et coopération internationale : l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf entend donner un nouvel élan à une filière stratégique. Pour 2026-2027, 45 places en doctorat sont ouvertes dans quatre spécialités, sur fond de projets méditerranéens consacrés à l’innovation maritime, à la transition énergétique et à la préservation du milieu marin.

À l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf (USTO-MB), le génie maritime s’inscrit dans une dynamique qui associe formation de spécialistes, développement de la recherche et ouverture sur les milieux industriels. Forte d’un héritage universitaire remontant à 1982, cette filière entend accompagner les mutations d’un secteur où la maîtrise technologique, la performance énergétique et les impératifs environnementaux occupent une place croissante.

Pour l’année universitaire 2026-2027, l’établissement annonce l’ouverture de 45 places pédagogiques en doctorat, réparties entre quatre spécialités. L’ingénierie des systèmes de propulsion et la construction et réparation navales bénéficient chacune de 15 places, tandis que sept sont réservées à la mécanique navale et huit aux sciences nautiques. À travers cette offre, l’USTO-MB entend consolider le potentiel national de recherche et préparer des compétences capables de répondre aux exigences scientifiques et techniques de l’industrie maritime.

Rattaché à la Faculté de génie mécanique, le Département de génie maritime couvre plusieurs domaines essentiels, allant de la propulsion et de l’hydrodynamique navales à l’architecture navale, en passant par la construction et la réparation des navires. Ces spécialités répondent à des besoins qui dépassent le seul transport maritime et concernent également les infrastructures portuaires ainsi que les activités industrielles qui leur sont liées.

La recherche face aux défis environnementaux

La consolidation de cette filière repose également sur les travaux de recherche conduits au sein du Laboratoire des sciences et ingénierie maritimes (LSIM), créé en 2015 et dirigé par la professeure Amina Sabeur. L’hydrodynamique, la propulsion navale, l’efficacité énergétique et la protection de l’environnement marin figurent parmi les principaux axes explorés par les chercheurs.

Ces thématiques prennent une dimension particulière à l’heure où le secteur maritime est appelé à concilier exigences de performance, maîtrise des coûts énergétiques et réduction de son empreinte environnementale. Dans cette perspective, l’université s’investit dans des projets de coopération méditerranéenne, notamment SHARE4MED et GREENMEDPORTS, qui portent sur la gouvernance maritime durable, la transition écologique des ports et le suivi environnemental.

Parmi les pistes étudiées figure le développement d’une bouée intelligente destinée à mesurer la qualité de l’eau. Des recherches sont également consacrées à l’exploration de solutions énergétiques alternatives pour le transport maritime. Autant d’initiatives qui illustrent la volonté de rapprocher les travaux scientifiques des problématiques concrètes auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur.

L’ouverture internationale comme levier de développement

Cette orientation s’accompagne d’un renforcement des relations avec les partenaires étrangers. En avril dernier, une délégation de l’USTO-MB, conduite par le recteur, le professeur émérite Ahmed Hamou, et comprenant notamment le professeur Beladjine, s’est rendue à Gênes, en Italie, pour examiner de nouvelles possibilités de coopération universitaire et industrielle.

Les échanges ont porté sur les domaines maritime, logistique et du transport intermodal, avec l’objectif d’identifier des perspectives de collaboration susceptibles de favoriser les transferts de connaissances, les échanges d’expertise et l’émergence de projets communs. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de développement défendue par la direction de l’université, qui vise à consolider les acquis de la filière et à élargir ses liens avec les milieux scientifiques et industriels.

Après plus de quatre décennies de formation et de recherche en génie maritime, l’USTO-MB entend ainsi maintenir le cap sur la qualification des compétences nationales et l’innovation technologique. Dans un environnement méditerranéen confronté aux enjeux de compétitivité, de transition énergétique et de protection des écosystèmes, le développement de cette expertise constitue un levier pour accompagner les ambitions de l’Algérie dans le domaine maritime et contribuer à l’émergence d’une économie bleue durable.