Plus d’une centaine de personnes, dont 92 assaillants, 18 civils et 15 membres des forces de sécurité, ont péri samedi dans le sud-ouest du Pakistan lors d’une série d’attaques « coordonnées » revendiquées par les séparatistes de la province du Baloutchistan, selon l’armée.
Le Pakistan fait face depuis des décennies à une insurrection séparatiste au Baloutchistan. Les attaques sont fréquentes contre les forces de sécurité, les ressortissants étrangers et les Pakistanais venus d’autres régions du pays dans cette province riche en minerais mais pauvre, frontalière de l’Afghanistan et de l’Iran.
Le service de presse de l’armée (ISPR) a indiqué, dans un communiqué, que des attaques avaient eu lieu à plusieurs endroits, notamment à Quetta, la capitale provinciale, et à Gwadar.
« Dix-huit civils innocents » et 15 membres des forces de sécurité ont été tués, a annoncé l’ISPR, sans plus de détails sur les circonstances de la mort des civils. La même source a également fait état de 92 rebelles tués, dont « trois kamikazes ».
Un haut responsable militaire à Islamabad a déclaré que les attaques étaient « coordonnées mais mal exécutées », ajoutant qu’elles avaient « échoué en raison d’une mauvaise planification et d’un effondrement rapide face à une réponse sécuritaire efficace ».
Les attaques commises samedi interviennent au lendemain d’affirmations de l’armée pakistanaise selon lesquelles elle a tué des dizaines de rebelles séparatistes au Baloutchistan.




