Des Algériennes artisanes de l’histoire », a été le thème d’une conférence organisée mercredi à Alger, au cours de laquelle ont été mis en exergue les rôles majeurs et déterminants de la femme algérienne à travers les époques et dans divers domaines.
Lors de cette conférence, abritée par le Forum du quotidien El Moudjahid en coordination avec l’Association « Mechaâl Echahid », à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le chercheur en histoire, Mohamed Arezki Ferrad, a mis en lumière le rôle militant de la femme algérienne à travers les siècles, jusqu’à la Révolution de libération nationale, en évoquant les parcours de femmes ayant laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de l’Algérie.
M. Ferrad a précisé que la condition de la femme algérienne, « contrairement à nombre de ses homologues dans plusieurs pays, était meilleure, dans la mesure où elle a assumé des rôles de premier plan ».
Il a également évoqué la contribution de la femme durant la Révolution de libération, où elle fut un partenaire effectif dans l’aboutissement à l’indépendance, incarnant les plus hauts sacrifices et démontrant que la libération du pays relevait d’une responsabilité partagée, citant certaines des « Djamila d’Algérie » qui ont inscrit leurs noms dans l’histoire nationale et mondiale, notamment Djamila Boupacha, Djamila Bouhired et Djamila Bouazza.
Appelant à la préservation de la Mémoire nationale, en tant que pilier fondamental du renforcement de l’identité nationale, M. Ferrad a souligné « l’importance d’édifier des passerelles solides de communication entre les générations », saluant, par ailleurs, les efforts soutenus déployés par l’Etat algérien en vue de promouvoir les droits des femmes, de renforcer leur autonomisation dans divers domaines et de consacrer l’égalité constitutionnelle.
La conférence a été suivie d’un débat général réunissant des parlementaires, des moudjahidine, des enseignants et des étudiants, autour de la contribution de la femme algérienne durant la Révolution de libération nationale puis dans l’édification des institutions de l’Algérie indépendante.