Témoin de l’impact désastreux de l’agression génocidaire menée par l’entité sioniste sur la population de la bande de Ghaza, Philippe Lazzarini dont le second mandat à la tête de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) est arrivé à terme, affirme qu’il n’y a pas d’alternative à l’UNRWA à Ghaza, écartant ainsi les suggestions selon lesquelles un autre organisme pourrait prendre la place de l’organisation onusienne.

« Il n’existe aucune alternative opérationnelle à Ghaza (…) l’UNRWA est la seule organisation disposant des effectifs, de l’expertise et de la confiance de la communauté en matière de santé publique et de services éducatifs », a déclaré M. Lazzarini dans un entretien avec ONU info.

« Il n’y a pas d’autres ONG ni d’autres organismes des Nations unies » en mesure de prendre la place de l’UNRWA, a-t-il insisté.

« J’ai été aux premières loges, au cours des deux dernières années de violations extraordinaires du droit international, témoin d’atrocités et d’attaques contre les Nations unies », a-t-il indiqué par ailleurs, affichant sa « tristesse », car nombre de ses collègues ont été tués par les forces sionistes à Ghaza ». « Près de 400 en deux ans, un bilan sans précédent dans toute l’histoire des Nations unies », dénonce-t-il.

Et bien qu’un cessez-le-feu soit aujourd’hui en vigueur à Ghaza, il n’est « que de nom », insiste-t-il. Des palestiniens continuent d’être tuées par les forces sionistes présentes encore à Ghaza.

« Nous avons peut-être réussi à enrayer la spirale de la faim grandissante à Ghaza, mais c’est tout. Les gens vivent toujours au milieu des décombres et attendent encore des heures pour obtenir de l’eau potable. Ils luttent et affrontent les maladies « , déplore-t-il.

Loin de Ghaza, la situation dramatique des Palestiniens en Cisjordanie occupée, confrontés à des attaques croissantes de la part des colons a également mis en lumière la « guerre silencieuse » qui s’y déroule « en toute impunité », poursuit M. Lazzarini.

En janvier, des bulldozers de l’entité sioniste ont pénétré dans le siège de l’UNRWA à Al-Qods-Est et ont procédé à la démolition de bâtiments sur place. Un acte fermement condamné par l’ONU comme une violation du droit international.