O.DEGUI
Depuis plus de deux mois, des fuites d’eau potable à répétition dans la ville de Chetouane (wilaya de Tlemcen) gaspillent des dizaines de mètres cubes quotidiens, malgré les moyens déployés par les autorités locales.
La vétusté avancée des canalisations et les travaux de creusement de tranchées continuent de fragiliser le réseau de distribution d’eau potable à Chetouane, provoquant la colère des habitants face à un gaspillage persistant depuis plus de deux mois. Des dizaines de mètres cubes d’eau potable s’écoulent chaque jour à ciel ouvert dans plusieurs quartiers et cités de la ville, formant de véritables ruisseaux qui se perdent dans la nature. À la cité des 270 logements, des fuites ont été signalées juste devant la nouvelle poste et les locaux de Sonelgaz. Pourtant, les réclamations des riverains sont restées sans réponse. « Cela fait plus de deux mois que cette situation perdure. Qu’attendent-ils pour réparer ces fuites et mettre fin à ce gaspillage ? », s’indignent des habitants rencontrés à proximité d’une conduite éclatée. En plein centre-ville, rue de l’APC, une autre fuite importante attire l’attention des résidents. « Ce n’est pas normal que cette eau, qui fuit depuis des mois, ne soit toujours pas réparée », déplore A.S., un citoyen de cette cité.
Malgré la mobilisation d’importants moyens matériels, humains et financiers par les autorités locales, le problème persiste. Cette situation illustre une problématique nationale : face au stress hydrique, la déperdition des ressources épuise les réserves locales et engendre parfois des pénuries dans certains quartiers. Les habitants appellent à des interventions rapides et efficaces.




