Sarah M
Alors que la valorisation durable des ressources marines s’impose comme l’un des axes stratégiques de diversification économique du pays, Oran accueille une opération de renforcement des compétences destinée à consolider le contrôle sanitaire des produits de la pêche dès leur mise sur le marché. Une démarche qui vise à mieux protéger le consommateur tout en accompagnant la modernisation de la filière halieutique nationale.
L’Institut technologique de la pêche maritime et de l’aquaculture d’Oran a abrité, les 7 et 8 juin, un atelier de formation spécialisé consacré au plan de contrôle sanitaire des marchés de gros des produits de la pêche. Cette session réunit des inspecteurs de la santé publique et vétérinaire ainsi que des médecins vétérinaires appelés à intervenir au cœur du dispositif de surveillance des denrées marines.
Au-delà de son caractère technique, cette initiative traduit la volonté des pouvoirs publics de professionnaliser davantage les mécanismes de contrôle qui accompagnent la commercialisation des produits halieutiques. L’objectif est de doter les agents chargés des inspections des outils et des méthodes les plus récents afin d’assurer une meilleure traçabilité des produits et de garantir leur conformité aux normes sanitaires en vigueur.
Les marchés de gros occupent en effet une position stratégique dans la chaîne de distribution. C’est à ce niveau que se joue une part importante de la qualité des produits destinés aux consommateurs. Le renforcement des dispositifs de surveillance permet ainsi d’anticiper les risques sanitaires, de prévenir les pratiques non conformes et de veiller au respect rigoureux des conditions de conservation, de transport et d’exposition des produits de la mer.
Le programme de formation accorde une large place aux aspects pratiques. Les participants sont notamment sensibilisés aux procédures de contrôle sur le terrain, aux mesures préventives à mettre en œuvre ainsi qu’aux mécanismes de coordination entre les différents intervenants chargés de la sécurité sanitaire. Les échanges d’expériences entre professionnels constituent également un volet central de cette rencontre, avec l’ambition d’harmoniser les pratiques d’inspection à l’échelle nationale.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par l’importance croissante du secteur de la pêche et de l’aquaculture dans la sécurité alimentaire du pays. En développant des systèmes de contrôle plus performants, les autorités entendent accompagner l’essor de l’économie bleue tout en garantissant une exploitation durable des ressources marines.
L’organisation de cette formation à Oran confirme par ailleurs le rôle de premier plan que joue la wilaya dans les activités maritimes nationales. Grâce à ses infrastructures et à ses établissements spécialisés, la capitale de l’Ouest continue de s’affirmer comme un pôle de référence dans la formation, l’innovation et l’accompagnement des mutations que connaît le secteur halieutique algérien.




