Sarah M
Le ministère de la Santé poursuit le renforcement de son dispositif de prévention des cancers en misant sur la qualification continue des professionnels de santé. C’est dans cette perspective qu’a été organisée, à l’Institut supérieur de formation paramédicale de Haï Essalem, à Oran, la première session ministérielle de formation continue de l’année 2026 consacrée à la cytopathologie cervico-utérine, dont la cérémonie de clôture s’est tenue récemment.
Cette initiative s’inscrit dans le programme national de formation continue visant à améliorer les performances du système de santé, notamment dans le domaine du dépistage des cancers féminins. Elle a réuni des médecins anatomopathologistes, des cytopathologistes, des biologistes ainsi que des praticiens venus de plusieurs wilayas du pays autour d’un programme scientifique axé sur les évolutions les plus récentes en matière de diagnostic cytologique.
Les participants ont suivi une série de conférences spécialisées et d’ateliers pratiques portant sur les techniques modernes d’analyse des prélèvements cervico-utérins, la reconnaissance des anomalies cellulaires précoces ainsi que l’application des recommandations internationales relatives à l’interprétation des examens cytologiques. L’objectif est d’uniformiser les pratiques diagnostiques et d’améliorer la fiabilité des résultats afin d’optimiser la prise en charge des patientes.
Au-delà du perfectionnement technique, cette session a rappelé que le dépistage précoce demeure le moyen le plus efficace pour réduire les conséquences du cancer du col de l’utérus. Les spécialistes ont souligné que l’identification des lésions précancéreuses permet une intervention rapide avant l’apparition d’un cancer invasif, augmentant ainsi considérablement les chances de guérison tout en diminuant la mortalité liée à cette pathologie.
Des compétences régulièrement actualisées
Les intervenants ont également insisté sur la nécessité d’actualiser en permanence les connaissances des professionnels de santé afin de suivre le rythme des progrès scientifiques et des innovations technologiques. Dans un contexte où les méthodes diagnostiques évoluent rapidement, la formation continue apparaît comme un outil indispensable pour garantir des prestations médicales conformes aux standards internationaux de qualité.
Cette rencontre scientifique a également été l’occasion de mettre en avant l’importance de renforcer la sensibilisation des femmes au dépistage régulier. Les experts estiment que la réussite de la lutte contre le cancer du col de l’utérus repose autant sur la compétence des praticiens que sur l’adhésion de la population aux programmes de prévention.
Le choix de l’Institut supérieur de formation paramédicale de Haï Essalem pour accueillir cette première session ministérielle de l’année témoigne, par ailleurs, de la place qu’occupe Oran dans le domaine de la formation médicale. Forte de ses infrastructures hospitalo-universitaires et de ses établissements spécialisés, la wilaya confirme son statut de pôle de référence pour l’organisation de manifestations scientifiques nationales destinées à accompagner la modernisation du système de santé.
À travers ce programme de perfectionnement, le ministère de la Santé réaffirme sa volonté de disposer d’un réseau de professionnels hautement qualifiés, capables d’intégrer les avancées scientifiques dans leur pratique quotidienne. Une orientation qui traduit la conviction que l’amélioration de la qualité des soins passe autant par l’investissement dans les ressources humaines que par le développement des équipements médicaux.

