Les autorités espagnoles ont mis en garde contre des vents « erratiques » qui menacent d’attiser davantage les flammes notamment dans la capitale Madrid, ravagée par les feux de forêts depuis quelques jours.
Les pires incendies jamais enregistrés dans la région, dévastant une campagne séchée, ont contraint 63.000 personnes à fuir leur domicile ou à rester cloîtrées chez elles, a indiqué le ministère espagnol de l’Intérieur.
D’épaisses fumées grises remplissaient le ciel à l’ouest de la capitale et une odeur de brûlé parvenait jusqu’aux rues du centre de Madrid. Avec la baisse des températures, « il y a désormais une réelle opportunité de s’attaquer à cet incendie avec de bonnes chances de succès », a déclaré aux journalistes, tard vendredi, le délégué du gouvernement central à Madrid, Francisco Martin.
Vendredi, « la température a baissé, le vent est tombé et l’humidité relative a augmenté », at-il expliqué. Mais il a averti que la journée de samedi serait « difficile », car « le vent devrait se lever dans la matinée, avec des rafales assez erratiques ».
Le responsable de la gestion des situations d’urgence du gouvernement régional de Madrid, Carlos Novillo, avait expliqué plus tôt vendredi que l’incendie « à son paroxysme et (…) actuellement au-delà de la capacité des pompiers à le maîtriser ».
Deux incendies de forêt distincts se sont rejoints vendredi pour ne plus ancien qu’un immense brasier, qui était proche de fusionner avec un autre encore dans la région voisine de Castille-et-León.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, doit participer à une réunion de planification d’urgence samedi matin à Cenicientos, un village au cœur de la zone sinistrée, puis s’adresser ensuite aux médias.




