Toufik K

La prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) passe aussi par le renforcement des compétences des médecins de première ligne. À Oran, un programme de formation destiné aux médecins généralistes des établissements publics de santé se poursuit, sous l’égide de la commission opérationnelle chargée du suivi de cette pathologie.

La nouvelle session de formation, organisée dans le cadre de ce programme, a été placée sous la supervision de Kaci Abdellah et avec le suivi de la docteure Mokrane  Faïza, chef du service de la population à la Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran.

Deux communications scientifiques ont été au programme de cette journée. La première, présentée par la docteure Nekrouf, maître-assistante en neurologie à l’EHU 1er Novembre d’Oran, s’est intéressée aux maladies des petites artères cérébrales ainsi qu’aux causes rares des AVC. Une thématique qui permet aux praticiens de mieux appréhender des formes parfois moins fréquentes de cette pathologie et d’affiner leur démarche diagnostique.

La seconde intervention, assurée par le docteur Kermas, a porté sur l’insuffisance rénale aiguë, abordant ainsi une problématique médicale pouvant nécessiter une identification et une prise en charge rapides.

Au-delà de l’apport théorique, ces rencontres visent surtout à renforcer les réflexes professionnels des médecins généralistes face aux situations d’urgence neurologique. Le diagnostic précoce, l’évaluation rapide de l’état du patient et son orientation vers une structure spécialisée constituent, en effet, des étapes déterminantes dans la prise en charge de l’AVC.

Pour la Direction de la santé et de la population d’Oran, la formation continue demeure ainsi un levier essentiel pour améliorer la qualité des soins. Le programme se poursuivra à travers d’autres sessions, avec l’ambition de consolider progressivement les compétences des praticiens et d’améliorer la prise en charge des patients victimes d’AVC à travers les différentes structures sanitaires de la wilaya.