Habib Benaouda 

La rentrée scolaire ne concerne pas uniquement les établissements ordinaires. À Oran, quelque 1 789 enfants aux besoins spécifiques ont rejoint, au titre de l’année scolaire 2026-2027, les structures d’enseignement et de prise en charge spécialisées de la wilaya. Un dispositif qui s’appuie sur un réseau d’établissements publics, de structures privées et d’associations, avec un renforcement annoncé des moyens pédagogiques et de l’encadrement spécialisé.

Le secteur de l’action sociale et de la solidarité a ainsi mobilisé plusieurs mesures afin d’assurer une rentrée dans des conditions adaptées aux différentes situations de handicap. Selon Omar Bensahana, chef du service des personnes handicapées à la DASS d’Oran, la prise en charge concerne des enfants présentant notamment des handicaps intellectuel, auditif et visuel, ainsi que des troubles du spectre de l’autisme.

Le dispositif repose notamment sur 12 établissements spécialisés relevant du secteur, auxquels s’ajoutent 15 associations actives dans le domaine médico-social et cinq établissements spécialisés privés répartis à travers la wilaya.

Des moyens adaptés aux différents handicaps

Au-delà des capacités d’accueil, l’accent est mis sur l’adaptation des moyens aux besoins des enfants. Les structures spécialisées ont été renforcées en équipements pédagogiques et en jeux éducatifs, tandis que l’encadrement fait appel à des éducateurs et à des psychologues, selon les besoins de chaque catégorie de handicap.

La responsable chargée du suivi du fonctionnement des centres publics d’enseignement spécialisé à la DASS a, pour sa part, fait état de la poursuite de l’opération de suivi de l’acquisition des équipements et moyens pédagogiques et éducatifs adaptés à la nature de chaque handicap.

Le secteur supervise cinq établissements d’éducation et d’enseignement ainsi que deux écoles destinées aux enfants présentant des handicaps visuel, moteur et auditif. Pour cette rentrée, ces structures accueillent 215 enfants présentant des déficiences auditives et visuelles.

S’agissant des enfants présentant une déficience intellectuelle, trois centres psychopédagogiques implantés à l’USTO, Arzew et Misserghine assurent leur prise en charge. Ils accueillent au total 361 enfants.

L’autisme, un défi croissant

La prise en charge des enfants autistes constitue également un volet important du dispositif. Les données communiquées font état de 664 enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme à l’échelle de la wilaya, dont 564 bénéficient actuellement d’une prise en charge.

Trois espaces relevant des centres psychopédagogiques assurent, en outre, l’accompagnement de 194 enfants. À ce dispositif s’ajoutent 25 classes intégrées destinées aux enfants présentant des formes légères de troubles du spectre de l’autisme. Elles accueillent 106 enfants.

Le secteur privé et le mouvement associatif contribuent également à cet effort, avec respectivement 47 enfants pris en charge par les établissements privés et 217 accompagnés par les associations spécialisées.

Dans ce contexte, la réalisation en cours d’un centre spécialisé pour l’autisme et le handicap intellectuel au quartier Essabah devrait renforcer les capacités d’accueil. Cette nouvelle infrastructure est appelée à réduire la pression sur les structures existantes, alors que les services concernés font état d’une augmentation du nombre de cas recensés.

À travers ce dispositif, la rentrée 2026-2027 s’accompagne ainsi d’un renforcement progressif des capacités d’accueil, d’encadrement et d’accompagnement des enfants aux besoins spécifiques, avec une prise en charge qui mobilise désormais établissements publics, structures privées et tissu associatif.