Devant l’ONU, l’urgence de dire enfin la vérité sur la Palestine

2

Wassila. B

Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a lancé un appel clair et sans ambiguïté : le moment est venu de garantir l’établissement de l’État palestinien, sur la base des résolutions onusiennes et des cadres internationaux établis. Cette prise de position, exprimée devant la plus haute tribune mondiale, résonne comme un rappel nécessaire à la communauté internationale : la question palestinienne n’est pas une affaire secondaire, ni un dossier que l’on peut indéfiniment reporter. Elle demeure la clé de voûte de toute paix durable au Moyen-Orient. Il est grand temps que les déclarations de principe cèdent la place à des actes concrets et contraignants.

Sergueï Lavrov a également mis en garde contre la dégradation rapide de la situation en Cisjordanie occupée, en raison de l’intensification des activités coloniales israéliennes. Il a critiqué le retard dans la mise en œuvre du plan de paix pour la bande de Ghaza, pourtant approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ces avertissements ne sont pas de simples formules diplomatiques : ils traduisent une réalité alarmante. Chaque nouvelle colonie, chaque nouvelle expropriation, chaque nouvelle violation du droit international éloigne un peu plus la perspective d’une solution à deux États et alimente un cycle de violence dont les premières victimes sont les civils palestiniens. L’inaction de la communauté internationale constitue, à cet égard, une responsabilité partagée et une faute morale.

La Russie a par ailleurs exprimé sa disponibilité à coopérer de manière constructive avec les différentes parties internationales afin de contribuer à la réalisation de la stabilité et de l’apaisement au Moyen-Orient. Cette ouverture mérite d’être saluée, car elle rappelle que la paix ne se décrète pas unilatéralement : elle exige la mobilisation concertée de tous les acteurs de bonne volonté, dans le respect du droit international et des résolutions des Nations unies. Mais elle exige aussi une cohérence : on ne peut pas, d’un côté, appeler à la paix et, de l’autre, tolérer l’impunité et l’expansion coloniale. La crédibilité des grandes puissances se mesure à leur capacité de traduire leurs paroles en engagements vérifiables.

Dans ce contexte, l’Algérie réaffirme avec constance et détermination son soutien indéfectible au peuple palestinien et à sa juste cause. Fidèle à ses principes et à son histoire, l’Algérie continue de plaider, sur toutes les scènes internationales, pour la création d’un État palestinien indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est pour capitale, sur les frontières de 1967. Cet engagement n’est pas conjoncturel : il est inscrit dans l’ADN de la diplomatie algérienne et demeure une priorité stratégique. L’Algérie restera aux côtés de la Palestine jusqu’à la consécration de ses droits légitimes et inaliénables. Aucune pression, aucune manœuvre et aucun marchandage ne sauraient ébranler cette position de principe.