À l’approche du scrutin du 28 novembre, la responsabilité des médias dans l’information des citoyens s’impose comme l’un des enjeux majeurs du processus électoral. Déontologie, vérification des contenus, égalité de traitement et maîtrise des nouveaux outils numériques ont été au cœur d’une journée d’étude organisée hier au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal. 

Par H. Nassira 

À quelques semaines des élections des Assemblées populaires communales et de wilaya, prévues le 28 novembre prochain, la couverture médiatique de l’échéance électorale est appelée à répondre à des exigences particulières. C’est dans cette perspective que le ministère de la Communication, en coordination avec l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), a organisé hier une journée d’étude consacrée au thème : « Médias et élections locales 2026 : vers une couverture professionnelle, responsable et transparente ».

La rencontre, ouverte par le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, et le président de l’ANIE, Saad Arous, a réuni des responsables d’institutions nationales, des professionnels des médias ainsi que des universitaires et chercheurs.

Déontologie et traitement de l’information

Les travaux ont porté sur les exigences professionnelles qui doivent encadrer la couverture du processus électoral, à la lumière des évolutions constitutionnelles et législatives. Une attention particulière a été accordée aux mécanismes de contrôle, aux garanties prévues par la législation électorale et aux conditions de traitement de l’information durant les différentes étapes du scrutin.

Au centre des débats, le rôle de la presse dans l’information du citoyen. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de privilégier une information objective, équilibrée et vérifiée, tout en veillant au respect des règles déontologiques et à l’égalité de traitement entre les différents candidats.

La presse numérique sous la loupe

La transformation du paysage médiatique a également occupé une place importante dans les discussions. La rapidité de circulation des contenus, particulièrement sur les plateformes numériques, pose avec davantage d’acuité la question de la vérification de l’information avant sa publication.

Dans ce contexte, les médias sont appelés à concilier réactivité et exactitude, tout en contribuant à sensibiliser les citoyens aux enjeux du scrutin et à leur permettre d’exercer leur droit électoral sur la base d’informations fiables.

Trois ateliers pour renforcer les pratiques

La journée d’étude sera prolongée par trois ateliers consacrés respectivement à l’éthique professionnelle et au fact-checking, aux méthodes et outils journalistiques ainsi qu’au journalisme de données électorales.

Un guide pratique destiné à accompagner les journalistes dans la production de contenus fiables sera également présenté, avec une attention particulière portée aux spécificités de la couverture des élections locales.

À travers cette initiative, l’accent est ainsi mis sur la formation et la professionnalisation des pratiques médiatiques, avec un même impératif : faire de la rigueur, de la transparence et de la responsabilité les principaux repères de la couverture électorale.