L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état, mardi, de plusieurs milliers de cas de choléra, de rougeole et de dengue parmi les personnes déplacées au Yémen, faisant au total 59 décès.
Selon l’Organisation, plus de 7.780 cas suspects de choléra dont 22 morts, plus de 22.000 cas de rougeole et plus de 9.600 cas de dingue dont 37 décès ont été recensés dans ce pays en proie à un conflit et qui enregistre une importante propagation de ces maladies.
Elle a, dans ce sens, averti que la surpopulation, l’accès limité à l’eau potable et les insuffisances des services d’assainissement dans les zones accueillant les déplacés constituent des facteurs majeurs favorisant l’accélération de la propagation de ces épidémies.
Dans le cadre de sa réponse sur le terrain, l’OMS a annoncé avoir fourni 59 tonnes de fournitures médicales, distribuées à 40 établissements de santé en coordination avec le ministère yéménite de la Santé, ainsi que le déploiement de 20 équipes médicales mobiles dans les gouvernorats accueillant des personnes déplacées.
L’Organisation a toutefois souligné que la plupart de ses stocks destinés aux opérations sur le terrain étaient épuisés, précisant n’avoir obtenu que 2 millions de dollars sur les 9 millions nécessaires au financement de son plan d’intervention.
Elle a, dans ce cadre, lancé un appel urgent aux partenaires et aux pays donateurs afin d’obtenir les financements nécessaires pour poursuivre les soins de santé, renforcer les campagnes de vaccination et améliorer les services d’eau et d’assainissement, afin de prévenir la propagation de nouvelles épidémies.
Sur le front des déplacements, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué que le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du Yémen avait atteint 145.000 à ce jour, soit une augmentation de 15.870 déplacés par rapport aux estimations précédentes.




