Face à la flambée des prix de la pomme de terre qui dure depuis plusieurs semaines en Algérie, le gouvernement a pris une mesure importante pour réguler le marché.

Les prix de ce produit de large consommation ont dépassé les 100 dinars le kilogramme, atteignant 140 dinars dans certains marchés d’Alger, contre 50-70 dinars en temps normal.

La question a fait l’objet d’une réunion interministérielle jeudi 1er octobre, à l’issue de laquelle un accord a été conclu avec les représentants de la profession pour plafonner les prix de la vente au consommateur de la pomme de terre à 80-90 dinars maximum.

La décision a été notifiée le jour même par le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national aux directeurs du commerce des wilayas.

« Un accord a été conclu avec les représentants de diverses filières professionnelles agricoles, les représentants des petites, moyennes et grandes exploitations agricoles, ainsi que les représentants des exploitants de chambres froides, afin de plafonner le prix de vente de la pomme de terre destinée aux consommateurs comme suit : le prix de vente du producteur se situe entre 60 et 70 dinars algériens ; le prix de vente au détail pour le consommateur se situe entre 80 et 90 dinars algériens », lit-on dans la note du ministère.

Les directeurs du commerce des wilayas sont instruits d’ordonner aux services de contrôle de veiller au strict respect des prix de vente arrêtés à tous les stades de la commercialisation, et de fournir à l’administration centrale des rapports quotidiens sur la mise en œuvre de cette instruction.

En avril 2025, le gouvernement avait plafonné les prix de cinq produits, la banane, la pomme, la pomme de terre, la viande d’agneau et la tasse de café dans les cafés. Pour certains de ces produits, la mesure n’a pas été suivie d’effet, comme c’est le cas de la banane, plafonnée à 400 dinars le kilogramme mais qui a fini par dépasser les 2000 dinars.