K.L

Quatre-vingt-quatre Nigériens ont intégré le dispositif de la formation professionnelle dans la wilaya d’El-Oued au titre de la session d’octobre 2026, afin de suivre une formation intensive dans des spécialités liées à l’agriculture et à l’aquaculture, a-t-on appris dimanche auprès de la direction de la Formation et de l’Enseignement professionnels (DFEP).

Ces professionnels, dont 50 femmes, bénéficieront pendant 45 jours d’une formation dans trois spécialités — production animale, production végétale et aquaculture — au sein des sections de l’Institut national spécialisé de formation professionnelle (INSFP) de Hassani-Abdelkrim, a précisé le DFEP, Mohamed Boudjelida. L’accueil de ces stagiaires s’inscrit dans le cadre d’un programme prévoyant la prise en charge de 500 professionnels nigériens répartis sur plusieurs wilayas du pays. Cette initiative découle des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et est placée sous la tutelle des ministères de la Formation et de l’Enseignement professionnel et du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Elle traduit la volonté des autorités algériennes de renforcer la coopération avec les pays du Sahel, en particulier le Niger, dans les domaines de la formation et du transfert de compétences. M. Boudjelida a souligné que toutes les conditions logistiques nécessaires ont été mises en place pour que les stagiaires nigériens puissent bénéficier d’un programme axé sur des cours théoriques en salles de classe et des travaux pratiques au niveau d’une ferme pilote, sous la supervision d’encadreurs spécialisés de l’INSFP de Hassani-Abdelkrim, qui porte le label de Centre national d’excellence agricole. L’hébergement, la restauration et l’accompagnement pédagogique ont également été assurés pour garantir le bon déroulement de ce séjour de formation. Les spécialités retenues — production animale, production végétale et aquaculture — répondent à des besoins concrets exprimés par les autorités nigériennes et correspondent aux potentialités agricoles des régions concernées. L’aquaculture, en particulier, constitue un axe de développement prioritaire dans un contexte de raréfaction des ressources en eau et de recherche de sources alternatives de protéines. La production animale et végétale, quant à elle, vise à renforcer la souveraineté alimentaire et à soutenir les exploitations familiales. Cette session de formation intensive ne se limite pas à l’acquisition de savoir-faire techniques. Elle vise également à transmettre aux stagiaires des compétences en gestion de projet, en organisation du travail et en commercialisation des produits, afin de les préparer à devenir de véritables acteurs du développement dans leurs régions d’origine. À l’issue de leur cursus, les bénéficiaires recevront une attestation de formation qui valorisera leur parcours professionnel. Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération entre l’Algérie et le Niger, qui couvre plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’énergie et l’enseignement supérieur. Elle illustre la volonté commune des deux pays de mutualiser leurs efforts pour relever les défis du développement et de la formation des jeunes générations.