Fatima B
À l’ouverture de la 14e édition du NAPEC, lundi à Oran, le président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, a défendu une approche fondée sur la complémentarité des sources d’énergie plutôt que leur opposition. Il a insisté sur le rôle de l’innovation, de la numérisation et des partenariats pour accompagner la transformation du secteur tout en préservant la sécurité et l’accessibilité de l’énergie.
Le débat sur la transition énergétique doit désormais dépasser une logique d’opposition entre les différentes sources d’énergie. C’est le message porté par le président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, à l’ouverture, lundi à Oran, de la 14e édition du Salon et conférence africains et méditerranéens de l’énergie et de l’hydrogène (NAPEC 2026).
S’exprimant en anglais afin, a-t-il souligné, de « mieux accueillir les invités de l’Algérie », le PDG de Sonatrach a estimé que le thème de cette édition, consacré à l’évolution du mix énergétique et à la sécurité, l’accessibilité et la décarbonation, intervient dans un contexte de profonde transformation du paysage énergétique mondial.
La complémentarité plutôt que l’opposition
Pour Noureddine Daoudi, le concept d’« energy addition » constitue une approche « plus pragmatique et équilibrée » de l’avenir énergétique. Il repose sur l’idée que les différentes sources et technologies énergétiques doivent être considérées comme complémentaires et intégrées dans un mix diversifié, résilient et progressivement moins carboné.
Cette évolution passe, selon lui, nécessairement par la technologie et l’innovation. Celles-ci doivent permettre d’améliorer l’efficacité, de développer de nouvelles capacités et de réduire les émissions, tout en répondant à une demande énergétique appelée à croître et en garantissant la sécurité et l’accessibilité de l’approvisionnement.
Dans cette perspective, Sonatrach fait de l’innovation, de l’excellence opérationnelle, de la transformation numérique et du développement de partenariats de qualité des priorités stratégiques. Des leviers jugés indispensables pour renforcer la compétitivité du groupe et consolider sa position de partenaire énergétique « fiable et tourné vers l’avenir ».
Le TSGP, un projet à portée régionale
Le PDG de Sonatrach a également mis en avant les atouts géographiques et énergétiques de l’Algérie, qui lui confèrent, selon lui, une position privilégiée pour renforcer la connectivité énergétique entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.
Dans ce cadre, il a accordé une importance particulière au Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP), présenté comme un projet stratégique susceptible de favoriser l’intégration régionale, de relier les ressources gazières africaines aux marchés européens et de contribuer à la sécurité énergétique mondiale.
Noureddine Daoudi a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement de Sonatrach à développer le potentiel énergétique national et à investir dans l’ensemble de la chaîne de valeur, tout en renforçant la gouvernance, l’innovation, la transformation numérique et les partenariats internationaux.
Il a enfin souligné la forte participation des cadres et experts du groupe aux travaux du NAPEC, y voyant une illustration de la volonté de Sonatrach de promouvoir le dialogue, le partage des connaissances et une coopération constructive avec ses partenaires. « Ensemble, nous pouvons construire un nouvel avenir énergétique plus sûr, plus accessible, plus résilient et plus durable », a-t-il conclu.




