Sarah M
Diagnostic, évolution des traitements et actualisation des protocoles de soins. Tels sont les principaux enjeux abordés lors de la quatrième édition des Journées internationales de médecine interne, ouvertes vendredi à Oran à l’initiative du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO), en coordination avec la faculté de médecine de l’Université Oran 1. La rencontre réunit des centaines de médecins et de spécialistes algériens et étrangers autour de plusieurs problématiques majeures de la pratique médicale.
La médecine interne se trouve au carrefour de nombreuses spécialités, notamment lorsqu’il s’agit de pathologies associant plusieurs complications ou nécessitant un suivi médical prolongé. C’est dans cette perspective que les organisateurs ont retenu quatre axes scientifiques, couvrant les maladies thrombotiques et thromboemboliques, le diabète, les affections pulmonaires et les maladies rares.
Inaugurés à l’hôtel Le Vendôme Khaled, les travaux réunissent des praticiens et des universitaires issus de différentes structures hospitalières et facultés de médecine du pays, ainsi que des experts venus de France et de Tunisie. Cette participation vise à favoriser la confrontation des expériences et à mettre en discussion les avancées susceptibles de faire évoluer les pratiques diagnostiques et thérapeutiques.
Le diabète au centre des préoccupations
Parmi les questions inscrites au programme, la prise en charge du diabète occupe une place importante. Lors de l’ouverture de cette manifestation, le directeur général du CHUO a rappelé les efforts consentis par le ministère de la Santé pour améliorer le suivi des patients diabétiques, en mettant en avant les évolutions enregistrées dans les domaines du diagnostic et du traitement.
La prise en charge de cette maladie exige une adaptation constante des stratégies médicales, au regard des complications qu’elle peut entraîner et de la nécessité d’un accompagnement sur le long terme. Les échanges scientifiques offrent ainsi aux spécialistes l’occasion d’examiner les approches thérapeutiques et les pratiques cliniques mobilisées dans le suivi des patients.
Le professeur Mohamed Lamine Chami, chef du service de diabétologie du CHUO et président du comité d’organisation, a détaillé les principales orientations de cette édition. Outre le diabète, les discussions portent sur les pathologies thrombotiques et thromboemboliques, les maladies pulmonaires dans leur relation avec la médecine interne, ainsi que les difficultés liées au diagnostic et à la prise en charge des maladies rares.
Actualiser les pratiques médicales
Au-delà des communications consacrées aux avancées de la recherche, les journées se veulent un cadre de partage entre professionnels confrontés à des situations cliniques parfois complexes. Les ateliers programmés permettent d’aborder les nouvelles techniques médicales, de confronter les expériences et de débattre de l’actualisation des protocoles thérapeutiques.
L’enjeu consiste notamment à renforcer les échanges entre les équipes médicales et à favoriser une meilleure diffusion des connaissances scientifiques, dans un contexte où l’évolution des traitements impose une mise à jour régulière des pratiques.
Les travaux se sont poursuivis samedi avec les sessions et ateliers prévus au programme. Les organisateurs ont annoncé l’élaboration de recommandations à l’issue des débats, dans l’objectif de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques ou rares.




