M. B

La numérisation de l’administration ne peut se limiter à la dématérialisation des procédures. Elle suppose également une transformation des méthodes de gestion et une meilleure maîtrise de l’information publique. C’est le message défendu par le wali d’Oran, Brahim Ouchene, lors de son intervention à l’ouverture de la rencontre régionale consacrée à la gestion des documents d’activité et des archives des collectivités locales, organisée dimanche à l’Institut national de formation des personnels des collectivités locales « Rachid Mirazi ».

Le wali a souligné l’importance stratégique de cette question, au regard des mutations que connaît l’administration publique. 

La transformation numérique représente, selon lui, un moyen essentiel d’améliorer les performances administratives et de rapprocher les services publics des citoyens.

L’ARCHIVE, UN OUTIL D’AIDE À LA DÉCISION

Brahim Ouchene a rappelé que les archives ne constituent plus un simple ensemble de documents conservés pour consultation ultérieure. Elles représentent une composante fondamentale de la mémoire institutionnelle et un outil indispensable au bon fonctionnement des administrations.

Les documents produits par les collectivités locales retracent les décisions, les programmes et les projets qui jalonnent le développement des territoires. Leur bonne conservation permet de préserver la continuité de l’action administrative, de garantir la disponibilité de l’information et de soutenir la prise de décision.

Le wali a ainsi plaidé pour le passage des méthodes traditionnelles à une organisation moderne reposant sur la numérisation, le classement méthodique et la conservation électronique. Il a insisté sur la nécessité de garantir la fiabilité, l’intégrité et l’accessibilité des documents, conformément aux règles en vigueur.

Cette modernisation doit concerner toute la chaîne documentaire. La gestion d’un document commence dès sa création, se poursuit pendant son utilisation et sa circulation entre les services, puis s’achève par sa conservation selon des procédures adaptées. La numérisation ne saurait donc se réduire au simple transfert du papier vers un support électronique.

FORMATION ET COORDINATION, DEUX CONDITIONS ESSENTIELLES

Pour le chef de l’exécutif de wilaya, la réussite de cette transition repose également sur une meilleure coordination entre les secteurs et les organismes concernés. L’harmonisation des pratiques et le renforcement des échanges entre les services chargés des archives doivent permettre d’améliorer la gestion de l’information à l’échelle locale.

Les collectivités locales, en raison de leur proximité avec les citoyens, sont particulièrement concernées par cette évolution. Elles doivent moderniser leurs outils de travail, développer les compétences de leurs personnels et investir dans les technologies adaptées à leurs besoins.

Le wali a mis en avant les bénéfices attendus de cette démarche : un accès plus rapide à l’information, une réduction des risques de perte ou de détérioration des documents, une meilleure utilisation des espaces de stockage et une circulation plus fluide des données entre les services.

Évoquant les efforts engagés à Oran, Brahim Ouchene a réaffirmé l’importance accordée à la numérisation et à l’amélioration du fonctionnement administratif, dans le prolongement des orientations nationales.

Il a enfin présenté cette rencontre comme une occasion de partager les expériences, d’examiner les difficultés du terrain et de formuler des recommandations pratiques. L’objectif est de faire de l’archive un instrument de gestion performant, tout en préservant la mémoire administrative des collectivités locales.