Toufik K

Briser les tabous, dissiper les appréhensions et ancrer la prévention dans les habitudes. C’est autour de ces enjeux que s’est articulée la journée de sensibilisation au cancer du sein organisée à l’Université d’Oran, à l’initiative du service d’épidémiologie et de médecine préventive, en coordination avec l’établissement universitaire. Une action de proximité inscrite dans le cadre d’Octobre rose, qui mise sur l’information et le dialogue pour encourager les femmes à ne pas différer le recours au dépistage.

Dans le cadre du mois mondial de sensibilisation au cancer du sein, placé sous le slogan « Tous contre le cancer du sein », cette initiative traduit la volonté des responsables sanitaires de renforcer la prévention en rapprochant l’information médicale des femmes, notamment dans les espaces universitaires. Pilotée par le service d’épidémiologie et de médecine préventive, sous la responsabilité de la professeure Amour F., cette opération s’est déroulée sous la supervision de Mohamed Walid Djellikhi, directeur de l’établissement de santé, et conformément aux orientations de  Abdallah Kaci, directeur de la santé et de la population de la wilaya d’Oran.

L’enjeu est de taille : faire du dépistage un réflexe de santé et non une démarche dictée par l’apparition de signes inquiétants. 

Au fil des échanges, les participantes ont été sensibilisées aux principaux facteurs de risque, aux mesures de prévention et à l’importance des examens médicaux réguliers. Les intervenants ont également répondu à leurs préoccupations, en s’attachant à corriger certaines idées reçues et à lever les craintes susceptibles de retarder une consultation.

Car face au cancer du sein, le temps demeure un facteur déterminant. Une détection à un stade précoce permet, dans de nombreux cas, d’améliorer les perspectives thérapeutiques et d’accroître les chances de succès du traitement. D’où l’importance de ne pas banaliser les changements inhabituels observés au niveau du sein et de solliciter un avis médical sans attendre.

 Les recommandations des spécialistes en matière de dépistage doivent, en outre, être respectées en fonction de l’âge et des facteurs de risque propres à chaque femme.

Au-delà de la sensibilisation proprement dite, cette rencontre entend contribuer à faire reculer le silence et les réticences qui entourent encore la maladie. La peur du diagnostic, le manque d’information ou la tendance à minimiser certains signes peuvent conduire à un retard de prise en charge. En favorisant la discussion et l’accès à une information médicale fiable, les organisateurs cherchent ainsi à promouvoir une attitude plus consciente et responsable à l’égard de la santé.

Le choix de l’université comme cadre de cette action n’est pas anodin. En s’appuyant sur cet espace de savoir et d’échange, les acteurs sanitaires entendent élargir la portée de leur message et consolider les passerelles entre les structures de santé et le milieu universitaire. 

Cette démarche s’inscrit dans le programme annuel de l’établissement de santé consacré à Octobre rose, avec l’ambition d’étendre progressivement la sensibilisation à différentes catégories de femmes.

Si Octobre rose constitue chaque année un temps fort de mobilisation, le combat contre le cancer du sein se joue bien au-delà de ce rendez-vous symbolique. Il exige une vigilance constante, une meilleure connaissance des risques et un recours approprié aux professionnels de santé. À l’Université d’Oran, cette campagne rappelle ainsi une évidence essentielle : face à la maladie, l’information est une première arme et le dépistage précoce, un levier majeur pour améliorer les chances de prise en charge.