R. N

Le Président-directeur général (PDG) de l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP), M. Messaoud Alghem, a souligné que le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, du Grand Prix Assia-Djebar du roman « reflète l’importance qu’il accorde à la culture et à la littérature, en tant que deux piliers fondamentaux contribuant à la préservation de la mémoire nationale, à l’ancrage de l’identité, et à l’édification de l’avenir des générations, et faisant de la culture un vecteur de progrès et de développement ». Dans son allocution, prononcée samedi soir à Alger, à l’ouverture de la cérémonie de remise des prix aux lauréats de la huitième édition du Grand Prix Assia-Djebar du roman, au titre de l’année 2026, organisée au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, M. Alghem a indiqué que le choix du slogan « Dans la mémoire, les racines de demain » pour cette édition procède « de notre conviction que la mémoire n’est pas une simple évocation du passé, mais constitue un patrimoine vivant à partir duquel nous puisons notre conscience de soi et construisons notre vision de l’avenir ».

Le PDG de l’ANEP a également précisé que la cérémonie de remise des prix de cette huitième édition coïncide avec la date du « 17 octobre, cette journée où nous nous remémorons les manifestations du 17 octobre 1961 à Paris, lorsque des Algériens et des Algériennes étaient sortis dans des marches pacifiques, et avaient alors été confrontés à une répression brutale, ayant fait des centaines de victimes ».

Il a ajouté que cette date « revêt une profonde portée symbolique et rappelle que la mémoire nationale se préserve par la parole, tout comme elle a été préservée par le sacrifice, la littérature demeurant l’un des principaux vecteurs pour préserver l’histoire et transmettre les sacrifices des martyrs aux générations futures ».

Le Grand Prix Assia-Djebar du roman « n’est pas seulement une occasion de récompenser les lauréats, mais aussi un espace de promotion du livre et de la littérature algérienne, de célébration de leur diversité linguistique et culturelle, ainsi que d’encouragement des jeunes talents à poursuivre leur parcours créatif », a-t-il déclaré.

Ce Prix vise aussi à « mettre en valeur l’héritage littéraire de la défunte Assia Djebar, qui a fait de l’écriture un pont d’expression de l’identité, de la mémoire et de l’humain, et a contribué à faire connaître la littérature algérienne à l’échelle internationale ».

Le PDG de l’ANEP a également réitéré « l’engagement de son entreprise à accompagner la créativité algérienne, à promouvoir le livre et à renforcer la présence du roman national ».

M. Alghem a adressé ses vifs remerciements et sa reconnaissance aux membres du jury pour leurs efforts et leur engagement, félicitant l’ensemble des romanciers primés et participants, qui ont « contribué, à travers leurs œuvres, à enrichir cette édition ».

Il a aussi adressé ses remerciements aux partenaires et aux sponsors du Prix, qui ont cru en l’importance de cette initiative culturelle et contribué à la réalisation de ses objectifs, relevant que « la contribution de ces partenaires confirme que le soutien à la culture est une responsabilité partagée » et que « la promotion du livre et de la littérature exige la conjugaison des efforts des institutions, des acteurs économiques et des intellectuels ».

L’ambition de l’ANEP est de faire du Grand Prix Assia-Djebar du roman « un rendez-vous renouvelé célébrant la créativité algérienne, une tribune pour les plumes d’exception et un pont reliant notre mémoire culturelle à notre avenir », a-t-il conclu.

Grand Prix Assia Djebar du roman

Les lauréats primés

Le Grand Prix Assia Djebar du roman, dans sa 8e édition pour l’année 2026, a été décerné aux lauréats Sarah Mohamed Maariche, Farida Sahoui et Hosni Kitouni, primés par le jury pour leurs œuvres romanesques publiées respectivement en langues arabe, amazighe et française.

Les lauréats de ce Prix, organisé par l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP), sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ont été distingués lors de la cérémonie de remise des prix de cette 8e édition, tenue samedi au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, sous le slogan : « Dans la mémoire, les racines de demain ».

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, du président du Haut Conseil de la langue arabe (HCLA), Salah Belaïd, du secrétaire général du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, ainsi que de l’ancienne ministre, moudjahida et écrivaine Zhor Ounissi, aux côtés de hauts responsables de divers secteurs et de personnalités littéraires, politiques et médiatiques.

Dans la catégorie du roman écrit en langue arabe, le prix a été décerné à Sarah Mohamed Maariche pour son œuvre « Er’rafraf » (chronique de la légende de la montagne), publiée aux éditions « Nemoris », tandis que le prix dans la catégorie du roman écrit en langue amazighe, le prix est revenu à Farida Sahoui pour son roman « Aggus » (La ceinture) publié aux éditions « Talsa ».

Le prix de la catégorie du roman écrit en langue française a été remporté par Hosni Kitouni pour son ouvrage « Ce que la mort m’a pris de toi », paru chez Casbah Editions.

Composé de dix (10) membres, entre universitaires, romanciers, spécialistes de la littérature, de la traduction et de la sociologie, et présidé par Hakim Miloud, le jury de cette 8e édition comprend parmi ses membres Mustapha Madi, Hamid Bouhabib, Maïssa Bey, Cherif Meribai, Meriem Guemache, Leïla Hamoutène, Ahcene Mariche, Koussaïla Alik et Idir Belali.

A cette occasion, le trophée officiel du Grand Prix Assia Djebar du roman a été dévoilé. Approuvé lors de cette 8e édition, il sera également attribué lors des éditions futures.

Institué en 2015 en hommage à la mémoire de la femme de lettres et académicienne algérienne Assia Djebar (1936-2015), figure majeure de la littérature algérienne.