H. Nassira
Les opérations de contrôle des prix et de lutte contre les pratiques commerciales abusives se renforcent à Oran. Mobilisée aux côtés des services de sécurité, la direction du commerce multiplie les inspections, de jour comme de nuit, pour veiller à la disponibilité des produits de première nécessité, au respect des prix affichés et à la protection du pouvoir d’achat. Des mesures coercitives sont également engagées contre les commerçants récalcitrants, tandis que les consommateurs disposent désormais de moyens numériques pour signaler les infractions.
Cette vigilance accrue est favorablement accueillie par les habitants de la wilaya, qui y voient un moyen de mettre un terme aux pratiques de certains commerçants peu scrupuleux. L’affichage des prix, devenu obligatoire, constitue un levier essentiel pour garantir la transparence des transactions et permettre aux consommateurs de faire leurs achats en connaissance de cause.
Plusieurs citoyens souhaitent toutefois aller plus loin, en réclamant l’inscription des prix directement sur les emballages des produits de grande consommation, notamment la semoule, la farine, le café, l’huile et les pâtes alimentaires. Le lancement d’une plateforme numérique de réclamations et la mise à disposition d’une application mobile sont également salués. Ces outils permettent de signaler les dépassements de prix, les manquements aux règles d’hygiène et toute pratique susceptible de compromettre la santé ou la sécurité des consommateurs.
Des panneaux pour afficher les prix dans les marchés
Du côté de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) à Oran, l’heure est également à la réorganisation des marchés et à la régularisation de la situation juridique des commerçants. Son coordinateur de wilaya, Mouad Abed, rappelle que l’affichage des prix incombe à chaque vendeur et insiste sur la nécessité de moraliser les pratiques commerciales. Il estime que les mesures répressives doivent viser en priorité les intermédiaires spéculateurs qui profitent des failles du marché pour manipuler les prix et créer des déséquilibres.
L’Union préconise notamment la réintroduction de panneaux électroniques ou en bois permettant d’afficher clairement les tarifs dans les marchés de fruits et légumes. Selon Mouad Abed, cette pratique existait déjà au marché de gros, où les prix étaient communiqués à trois moments de la journée. Le marché des Aurès, anciennement La Bastille, avait également adopté ce dispositif sous la supervision de son responsable communal.
À l’inverse, au marché de haï Mehiedine ( Eckmühl) , dans la commune d’Oran, le bureau de gestion se limiterait à l’ouverture et à la fermeture des lieux, sans assurer l’affichage des prix.
Le marché de Plateau appelé à être réorganisé
L’UGCAA plaide aussi pour une remise en ordre du marché de Plateau, où la situation de certains commerçants demeure à régulariser. Des exploitants exercent sur la base de contrats de location de locaux communaux, tandis que certains bénéficiaires de stands les sous-louent à des tiers.
Mouad Abed indique que l’Union a déjà saisi d’anciens walis ainsi que les autorités actuelles de la wilaya afin de proposer des réunions de travail consacrées à l’organisation des marchés. Elle réaffirme enfin sa disponibilité à contribuer aux actions de sensibilisation et à l’assainissement des pratiques commerciales, dans le respect de la réglementation.




