La deuxième Rencontre scientifique internationale sur la gestion et la conservation de l’art rupestre du Tassili n’Ajjer s’est ouverte, mercredi à Djanet, dans le cadre de la première édition du Festival international algérien de l’art rupestre (20-24 octobre), avec la participation d’experts et de spécialistes du patrimoine de plusieurs pays arabes et africains, ainsi que de chercheurs et d’experts algériens.
La cérémonie d’ouverture de cette rencontre de trois jours (21-23 octobre) a été présidée, au siège de la wilaya de Djanet, par la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, accompagnée du wali de Djanet, M. M’Hamed Moumen, et du Commissaire du festival, M. Abdallah Bougandoura.
Placée sous le thème « Préserver la mémoire du désert et innover pour l’avenir : vers une gestion durable et inclusive des sites d’art rupestre », cette rencontre scientifique internationale, qui intervient près de cinquante ans après le premier colloque historique consacré à l’art rupestre (1978), vise à « unifier les efforts et partager les méthodologies en matière d’inventaire, de documentation et de suivi périodique des sites », à « promouvoir les mesures préventives pour la préservation de ces sites face aux menaces naturelles, humaines et climatiques dans les milieux désertiques », à « renforcer la participation des populations riveraines » et à « développer les mécanismes de gouvernance participative », selon les organisateurs.
Elle a également pour objectif d' »encourager l’échange des connaissances », de « développer des instruments innovants de médiation culturelle et d’interprétation respectant et préservant la spécificité des œuvres » et de « concilier tourisme durable et développement territorial afin d’assurer la pérennité de ces sites ».
Cette rencontre « entend déboucher sur une vision commune des méthodes d’inventaire, de documentation et de suivi périodique des sites d’art rupestre inscrits sur la liste du patrimoine mondial, tout en renforçant les capacités des professionnels et des experts nationaux et régionaux chargés de la conservation et de la gestion des sites ».
Elle se penchera également sur « les mécanismes permettant d’associer les populations riveraines à la protection de ces sites, qui constituent un levier de développement socioéconomique dans les régions qui les abritent ».
La rencontre devrait également évoquer le projet de Déclaration du Tassili n’Ajjer, « un document de référence fondateur visant à concilier la gestion durable des sites rupestres et le développement des communautés locales riveraines ».
Organisé par le ministère de la Culture et des Arts, sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le premier Festival international algérien de l’art rupestre, qui s’est ouvert mardi à Djanet, vise à mettre en valeur la richesse du patrimoine rupestre national et à renforcer les efforts déployés dans le cadre de sa protection et de sa valorisation, notamment au Tassili n’Ajjer




