S Hadjar
L’enseignement de l’espagnol, la traduction et les échanges scientifiques et culturels constituent les principaux axes de la coopération que les deux institutions entendent consolider. Une démarche qui vise à enrichir les parcours de formation et à multiplier les passerelles entre les milieux universitaire et culturel algérien et espagnol.
L’Université Oran 1 Ahmed Ben Bella entend insuffler une nouvelle dynamique à sa coopération avec l’Institut Cervantes d’Oran. Le partenariat entre les deux institutions s’inscrit dans une volonté commune d’élargir les opportunités de formation linguistique, de promouvoir la traduction et de développer des activités scientifiques et culturelles au bénéfice des étudiants, des enseignants et des chercheurs.
Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue au siège de la direction de l’université, entre le directeur de l’établissement, entouré de membres de son équipe administrative, et la directrice de l’Institut Cervantes, Ana Navarro Ortega. Les discussions ont porté sur les moyens de consolider les relations existantes et d’explorer de nouvelles pistes de collaboration, en phase avec les besoins de la formation universitaire et les exigences d’une ouverture accrue sur les expériences internationales.
L’espagnol au-delà de l’apprentissage linguistique
L’enseignement de la langue espagnole figure parmi les principaux leviers de ce rapprochement. Dans un environnement académique et professionnel où la maîtrise des langues étrangères représente un avantage déterminant, le renforcement de cet apprentissage offre aux étudiants la possibilité d’élargir leurs compétences, d’accéder à de nouvelles ressources documentaires et de diversifier leurs perspectives universitaires et professionnelles.
À cet égard, l’expérience de l’Institut Cervantes dans l’enseignement de l’espagnol et la promotion de la culture hispanique constitue un atout pour envisager des initiatives pédagogiques conjointes. L’objectif est également de favoriser une pratique plus régulière de la langue, en dépassant le cadre des cours pour privilégier les échanges, les rencontres et les activités interactives.
La découverte de la littérature, de l’histoire et de la civilisation espagnoles pourrait ainsi occuper une place importante dans les actions à développer. Autant d’occasions de faire de l’apprentissage linguistique un véritable espace de rencontre entre les cultures, tout en renforçant les capacités d’expression et de compréhension des étudiants.
La traduction, passerelle entre les savoirs
Autre volet important des échanges, la traduction constitue un domaine stratégique dans le rapprochement des deux institutions. Au-delà de sa dimension linguistique, elle joue un rôle essentiel dans la transmission des connaissances, la diffusion des productions scientifiques et littéraires et l’accès aux travaux réalisés dans d’autres espaces linguistiques.
Le développement de la coopération dans ce domaine pourrait encourager le partage d’expériences, renforcer les compétences des étudiants et sensibiliser davantage la communauté universitaire aux enjeux de la traduction. Pour les chercheurs, la diversification des sources et l’accès à des références en langues étrangères représentent également des leviers importants pour enrichir les travaux scientifiques et élargir les perspectives de recherche.
Des échanges scientifiques et culturels en perspective
La coopération envisagée ne se limite pas aux seuls aspects pédagogiques. Les deux parties ont également évoqué la possibilité de développer des activités scientifiques et culturelles communes, susceptibles de donner un nouvel élan à la vie universitaire et de créer davantage d’espaces d’échange entre étudiants, enseignants et chercheurs.
Ces initiatives permettraient de rapprocher les apprentissages des pratiques culturelles, tout en favorisant la circulation des idées et la découverte de nouvelles approches. Elles contribueraient également à consolider les liens entre les milieux académiques et culturels des deux pays.




