Le ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, et le coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, Pr. Elias Zerhouni, sont convenus, samedi, à Alger, de créer un groupe de travail spécialisé chargé d’accompagner les projets du secteur sur les plans techniques et scientifiques, en faisant appel à l’expertise des compétences nationales établies à l’étranger.

Cette démarche est intervenue lors d’une rencontre entre les deux parties au siège du ministère, en présence du secrétaire général du Conseil, Pr. Mustapha Khayati, et de plusieurs de ses membres, au cours de lesquels les moyens de tirer parti des expertises scientifiques et techniques de la diaspora pour accompagner et enrichir les projets sectoriels ont été examinés, notamment dans les domaines de l’économie circulaire, de la biodiversité, de la lutte contre la pollution et de l’atténuation des effets des changements climatiques.

A cette occasion, le ministre a présenté plusieurs projets pertinents du secteur, dont la valorisation de la saumure issue des stations de dessalement de l’eau de mer, le traitement de la pollution et l’épuration de l’eau, ainsi que les projets liés à l’économie circulaire et à l’adaptation aux changements climatiques.

Mme Krikou a indiqué que la création du groupe de travail s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, relatif à la participation des compétences nationales établies à l’étranger à l’accompagnement des projets sectoriels, en particulier ceux à caractère technique.

Elle a, en outre, souligné que cette rencontre a constitué une occasion d’examiner les mécanismes d’échange d’expertise et d’apporter un accompagnement scientifique et technique à ces projets.

Dans le domaine de la biodiversité, le ministre a évoqué le projet de conception d’une plateforme nationale regroupant près de 27.000 espèces, afin de les recenser et de définir les mesures appropriées pour les protéger, notamment les espèces menacées d’extinction. Elle a également passé en revue les mesures proactives prises par le secteur, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, pour protéger et développer ces espèces, a souligné l’examen d’une éventuelle contribution du Conseil scientifique de la communauté nationale à l’étranger à accompagner ces efforts et de tirer parti de l’expertise des compétences nationales dans ce domaine.

Une nouvelle vision dans les hydrocarbures 

Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu, samedi à Alger, le coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, le professeur Elias Zerhouni, avec lequel il a examiné les moyens de renforcer la coopération scientifique et technique et de tirer profit des compétences algériennes établies à l’étranger pour développer l’industrie des hydrocarbures, indique un communiqué du ministère.

Cette rencontre, tenue au siège du ministère, en présence du secrétaire général (SG) du Conseil, le professeur Mustapha Khiati, ainsi que de plusieurs cadres du secteur et membres du Conseil, a constitué une occasion d’examiner les mécanismes permettant d’associer les compétences algériennes établies à l’étranger aux domaines de la recherche et du développement, et aux technologies industrielles avancées liées aux industries pétrolières et gazières, précise la même source.

Les entretiens ont également porté sur les perspectives de coopération en matière de développement de techniques et de solutions technologiques visant à réduire les émissions de méthane et l’empreinte carbone du secteur des hydrocarbures, ainsi que sur l’échange d’expertises dans le domaine du dessalement de l’eau de mer.

Dans ce cadre, l’accent a été mis sur l’importance de promouvoir le contenu local et de développer une industrie nationale des équipements et matériels liés aux industries pétrolières et gazières, outre la localisation des technologies industrielles avancées, de manière à renforcer les capacités de production nationales.

A cette occasion, M. Arkab a présenté les orientations stratégiques du secteur et sa feuille de route, ainsi que les principaux programmes et projets de développement aux niveaux national, régional et international, et les efforts visant à valoriser les ressources nationales, à améliorer les performances de l’industrie pétrolière et gazière et à poursuivre la réduction des émissions.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la coopération avec les compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger et à mobiliser leur expertise et leurs capacités technologiques, pour contribuer au soutien de l’innovation et au développement des secteurs stratégiques, conclut le communiqué.

Vers l’innovation agricole 

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, a reçu le coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, Pr Elias Zerhouni, accompagné de membres du Conseil, afin d’examiner les moyens de renforcer la coopération et de tirer parti des compétences scientifiques algériennes à l’étranger en vue de développer le secteur, indique dimanche un communiqué du ministère.

La rencontre, tenue samedi, a permis d’explorer les moyens de tirer parti des expertises et des expériences scientifiques et technologiques acquises par les compétences nationales à l’étranger, et de les mobilisateurs pour soutenir les efforts de développement du secteur et améliorer ses performances, précise la même source.

Les discussions ont également porté sur l’importance de mobiliser la recherche scientifique, l’innovation et les technologies modernes afin de trouver des solutions durables aux défis auxquels le secteur est confronté, notamment le changement climatique et l’amélioration des rendements et de la production, en particulier dans le domaine des cultures stratégiques.

Il a également été question des moyens de développer les semences locales et d’améliorer les races animales, de manière à contribuer à l’augmentation de la production nationale et au renforcement de la sécurité alimentaire.