Meriem B
La campagne de dépollution des fonds marins se poursuit au large d’Oran, avec une troisième intervention consacrée à l’extraction des filets fantômes, ces engins de pêche abandonnés qui continuent de piéger la faune marine et de porter atteinte à l’équilibre des écosystèmes sous-marins. Cette nouvelle opération, menée au niveau de la zone rocheuse de Cap Rousseau, a permis de récupérer 150 mètres de filets à 20 mètres de profondeur.
La mobilisation se poursuit sous la surface des eaux oranaises. Après les précédentes interventions, une troisième opération de nettoyage des fonds marins a été organisée dans le cadre de la campagne visant à débarrasser le littoral de ces engins de pêche abandonnés, dont les effets sur la biodiversité marine demeurent particulièrement préoccupants.
Cette action a été conduite dans le cadre d’une coordination entre la direction de la pêche et de l’aquaculture d’Oran, le groupement territorial des Gardes-côtes et la station maritime principale d’Oran.
Sur le terrain, la mission a été assurée par sept plongeurs de l’association écologique et marine Barberous, également mobilisés dans le cadre de leur club sportif, avec un travail sous-marin qui a nécessité technicité, maîtrise et une parfaite connaissance des conditions d’intervention en profondeur.
Le choix s’est porté, cette fois-ci, sur le secteur rocheux de Cap Rousseau, au large de la commune d’Oran. Au terme de cette intervention, les plongeurs ont réussi à extraire quelque 150 mètres de filets immergés, retrouvés à une profondeur de 20 mètres. Un bilan qui vient s’ajouter aux résultats des précédentes sorties et confirme l’existence de véritables pièges persistants dans les fonds marins.
Des pièges invisibles aux conséquences durables
Derrière leur apparente immobilité, les filets fantômes représentent une menace permanente pour la vie marine. Abandonnés ou perdus en mer, ces équipements continuent de capturer poissons et autres espèces, sans distinction, longtemps après avoir cessé d’être utilisés. Accrochés aux rochers ou dissimulés dans les profondeurs, ils contribuent également à la dégradation des habitats marins et constituent une source de pollution difficile à résorber.
L’intérêt de cette campagne réside ainsi autant dans les quantités de filets récupérées que dans la régularité des interventions et la complémentarité des moyens mobilisés. La coopération entre les services concernés et les plongeurs spécialisés permet d’intervenir dans des zones difficilement accessibles et de retirer des équipements qui, autrement, continueraient à exercer leurs effets destructeurs sur la faune et la flore sous-marines.
L’opération ne constitue donc pas une action ponctuelle. Les organisateurs entendent poursuivre les interventions jusqu’à débarrasser les fonds marins de ces engins de pêche anarchiquement abandonnés. À travers cette initiative, l’association écologique et marine Barberous et ses partenaires contribuent à un travail de protection du patrimoine naturel côtier, rappelant que la sauvegarde du littoral oranais passe aussi par la reconquête de ses profondeurs.




