Sarah M
La réalisation du service des urgences médico-chirurgicales de l’établissement hospitalier Medjber Tami, à Aïn El Turck, connaît des lenteurs qui compromettent le respect de son échéance de livraison. À moins de deux mois du délai contractuel, fixé à décembre 2026, le taux d’avancement des travaux ne dépasse pas 68 %. Une situation qui a suscité les réserves du wali d’Oran, Brahim Ouchene, lors de sa visite d’inspection effectuée ce mercredi.
Sur place, le chef de l’exécutif de wilaya n’a pas caché son insatisfaction devant le décalage entre le rythme d’exécution et les délais initialement arrêtés. Le constat est d’autant plus préoccupant que le projet devait être réceptionné en décembre prochain, alors que près d’un tiers des travaux reste encore à réaliser.
Face à ces retards, le wali a donné des instructions pour engager les procédures légales à l’encontre de l’entreprise chargée du chantier. Il s’agit, à travers cette démarche, de rappeler les obligations du partenaire chargé de la réalisation et de mettre un terme aux lenteurs constatées dans l’exécution du projet.
Cette infrastructure revêt pourtant un intérêt particulier pour la couverture sanitaire de la région côtière. Son entrée en service devrait permettre à l’hôpital Medjber Tami de consolider son dispositif de prise en charge des urgences médico-chirurgicales, mais également de réduire la pression exercée sur le service existant.
Pour les habitants d’Aïn El Turck et des communes environnantes, l’enjeu est celui d’un renforcement concret des prestations hospitalières, notamment en matière de prise en charge des situations urgentes. Reste désormais à savoir si les mesures annoncées permettront de redresser la cadence du chantier et de préserver l’échéance de livraison de décembre 2026.




