Meriem B 

Retards dans l’exécution des projets, traitement des mandats de paiement et clôture des opérations achevées : le wali d’Oran, Brahim Ouchene, a appelé à davantage de célérité et de rigueur dans la gestion des investissements publics. L’objectif est de lever les contraintes qui freinent la concrétisation des programmes et retardent l’utilisation effective des crédits budgétaires.

La bonne exécution des investissements publics ne se mesure pas à l’aune des seules opérations inscrites aux différents programmes ni aux enveloppes financières qui leur sont consacrées. Elle se vérifie avant tout dans la capacité des administrations à faire avancer les projets, à honorer les procédures financières dans les délais et à mener jusqu’à leur terme les opérations engagées. C’est précisément sur ces exigences que le wali d’Oran, Brahim Ouchene, a appelé à davantage de vigilance, lors d’une réunion de coordination consacrée au suivi des crédits de paiement et à la situation des investissements publics dans la wilaya.

Réunissant les chefs de daïra, les directeurs de l’exécutif, les cadres de la wilaya et les responsables concernés, cette rencontre, tenue avant-hier au siège de la wilaya, a permis de passer au crible plusieurs aspects de la gestion budgétaire, avec une attention particulière portée aux taux de consommation des crédits, aux mandats de paiement déposés par les ordonnateurs et aux opérations dont les travaux sont achevés sans que leur clôture administrative et comptable ait été entièrement finalisée.

Derrière ces différents indicateurs se pose une question centrale : celle de la capacité des services concernés à assurer une gestion suffisamment réactive des programmes d’investissement. Car les retards ne sont pas toujours imputables aux seules contraintes techniques rencontrées sur les chantiers. Les lenteurs dans le traitement des dossiers, le manque de coordination entre les intervenants et le maintien de procédures inachevées peuvent également peser sur le rythme d’exécution des projets.

La consommation des crédits sous surveillance

À cette occasion, le trésorier de la wilaya a présenté un état détaillé des crédits consommés ainsi que de la situation des mandats de paiement déposés par les différents ordonnateurs. Ces données constituent des indicateurs déterminants pour apprécier le rythme d’exécution des dépenses publiques et identifier les éventuels retards dans le circuit de traitement des opérations financières.

La directrice de la programmation et du suivi budgétaires a, de son côté, exposé la situation du programme des investissements publics, en mettant en parallèle l’état d’avancement physique des projets et les taux de consommation des crédits de paiement qui leur sont affectés. Un rapprochement indispensable pour mesurer l’écart éventuel entre les réalisations sur le terrain et leur traduction financière.

Cette évaluation doit notamment permettre de mieux cerner les insuffisances, de localiser les blocages et de déterminer les mesures à prendre pour éviter que des dossiers en attente ou des procédures non finalisées ne ralentissent davantage l’exécution des programmes. La fluidité des échanges entre les ordonnateurs, les services de la programmation et la trésorerie demeure, à ce titre, un facteur essentiel.

Les projets achevés ne doivent plus rester en suspens

La clôture des opérations dont les travaux sont terminés constitue un autre point de vigilance. Certaines opérations continuent, en effet, de figurer dans les situations administratives et financières ouvertes alors même que leur réalisation physique est achevée. Une situation qui appelle un traitement rigoureux des dossiers, notamment pour procéder à la régularisation des engagements, arrêter les dépenses définitives et apurer les éventuelles situations financières en instance.

Le wali a ainsi insisté sur la nécessité d’accélérer les formalités de clôture, en veillant à la mise à jour des données relatives à chaque opération et à la régularisation des dossiers ayant satisfait aux conditions requises. L’enjeu est également d’éviter que des opérations achevées continuent de mobiliser inutilement l’attention des services gestionnaires, au détriment du suivi des projets encore en cours.

Des instructions pour lever les blocages

À l’issue de l’examen des différentes situations présentées, Brahim Ouchene a donné des instructions axées sur le renforcement du suivi des opérations, l’accélération des travaux et l’amélioration de la consommation des crédits de paiement. Les responsables concernés sont également appelés à prendre en charge les dossiers en souffrance et à mener à terme les procédures de clôture des projets achevés.

Le suivi ne saurait, dans cette perspective, se limiter à la transmission de bilans périodiques ou à la présentation de taux de consommation. Il doit s’appuyer sur une évaluation régulière de la situation réelle des projets, une identification précise des responsabilités et une intervention rapide chaque fois qu’un obstacle administratif, financier ou technique compromet les délais de réalisation.

Pour la wilaya d’Oran, où les besoins en équipements et en infrastructures demeurent importants à travers les différentes communes, la maîtrise de la dépense publique constitue un enjeu qui dépasse largement les considérations comptables. Elle engage directement la qualité de l’action publique et sa capacité à répondre aux attentes des citoyens. Le véritable indicateur de performance restera, au bout du compte, le nombre de projets effectivement livrés, leur mise en service et leur impact sur le cadre de vie des habitants.