L’Union africaine (UA) a fermement condamné la reconnaissance par l’entité sioniste du territoire du Somaliland, réaffirmant son attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie.
Dans un communiqué officiel, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a rappelé que l’organisation panafricaine demeure « indéfectiblement attachée à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Somalie », soulignant que toute initiative allant à l’encontre de ces principes constitue une violation manifeste du droit international africain.
Le communiqué insiste notamment sur le fait que « toute reconnaissance du Somaliland constitue une violation directe de l’Acte constitutif de l’Union africaine », ainsi que du principe fondamental de l’intangibilité des frontières héritées de la période post-indépendance, socle juridique sur lequel repose la stabilité des États africains.
Cette prise de position intervient dans un contexte de vives tensions diplomatiques, après l’annonce, le 26 décembre dernier, de la reconnaissance du Somaliland par l’entité sioniste. Bien que ce territoire se soit autoproclamé indépendant en 1991, à la suite de l’effondrement de l’État somalien, il demeure, aux yeux de la communauté internationale, une région faisant partie intégrante de la Somalie.
À Mogadiscio, la réaction a été immédiate. Les deux chambres du Parlement fédéral somalien se sont réunies dimanche en session extraordinaire afin d’adopter une résolution condamnant cette reconnaissance jugée « illégitime » et attentatoire à la souveraineté nationale. Selon des sources officielles relayées par les médias locaux, cette session vise également à définir une réponse politique et diplomatique coordonnée face à ce qu’elles considèrent comme une ingérence étrangère.
Le président somalien, Hassan Sheikh Mohamoud, devait s’adresser aux parlementaires à cette occasion. Les autorités somaliennes entendent, à travers cette mobilisation institutionnelle, réaffirmer leur attachement à l’unité territoriale du pays et intensifier leurs efforts diplomatiques auprès de leurs partenaires régionaux et internationaux afin de contrecarrer toute initiative susceptible de fragiliser davantage la stabilité de la Corne de l’Afrique.
