La bande de Ghaza a de nouveau été endeuillée jeudi par une série de drames humains qui illustrent la précarité extrême dans laquelle survivent des centaines de milliers de Palestiniens déplacés, en dépit de l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu depuis octobre dernier. Entre incendies meurtriers dans des camps de fortune, décès dus au froid glacial et tirs des forces d’occupation, la population civile paie un lourd tribut à une situation humanitaire catastrophique.
Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, une femme palestinienne et son enfant ont trouvé la mort après qu’un incendie s’est déclaré dans une tente abritant des déplacés à l’intérieur du stade Yarmouk, à Ghaza-ville. Cinq autres personnes ont été blessées dans cet incident, survenu dans un espace censé offrir un refuge temporaire aux familles ayant fui les bombardements.
Ces tentes de fortune, installées dans des infrastructures sportives ou des terrains vagues, sont souvent dépourvues de conditions de sécurité élémentaires. L’usage de moyens de chauffage rudimentaires, la promiscuité et l’absence d’équipements adaptés transforment ces abris en pièges mortels, particulièrement durant l’hiver.
Dans le centre de la bande de Ghaza, un autre drame est venu alourdir le bilan humain. Le nourrisson Malak Rami Ghneim, âgé de seulement trois semaines, est décédé dans le camp de réfugiés de Nuseirat, où sa famille vivait également sous une tente. Selon les mêmes sources, l’enfant n’a pas survécu au froid intense qui sévit actuellement dans l’enclave palestinienne, privée de chauffage, d’électricité stable et d’infrastructures sanitaires adéquates.
Parallèlement à ces tragédies humanitaires, les violations du cessez-le-feu se poursuivent. Des sources médicales ont fait état de l’arrivée de quatre Palestiniens blessés par balles au complexe médical Nasser, à Khan Younis, dans le sud de Ghaza. Les blessés proviennent de différents quartiers de la ville, touchés par des tirs des forces d’occupation sionistes.
Plus tôt dans la journée, un enfant est tombé en martyr dans le nord de Ghaza, victime de tirs de l’armée d’occupation. Ces incidents s’inscrivent dans une série d’actions militaires qui, selon les autorités palestiniennes, constituent des violations flagrantes de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre dernier.
Depuis cette date, plus de 416 Palestiniens ont été tués, 1 157 autres blessés, tandis que les corps de 683 martyrs ont été extraits des décombres. Des chiffres qui témoignent de l’ampleur des destructions et de la fragilité d’un cessez-le-feu régulièrement remis en cause sur le terrain.




