S Hadjar 

Avant-hier, à Oran, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Badari, a supervisé la signature de plusieurs conventions entre centres de recherche et entreprises, tout en encourageant les étudiants à transformer leurs projets innovants en start-ups concrètes et durables.

Dans le cadre de sa visite officielle à Oran, Kamel Badari a mis en avant l’importance de la valorisation des résultats de la recherche scientifique et de leur transformation en produits et services commercialisables. Le ministre a souligné que l’économie de demain repose sur l’innovation et la créativité des jeunes chercheurs et étudiants, capables de générer emploi et richesse pour le pays.

Au Centre de Recherche en Technologies Industrielles (CRTI), M. Badari a supervisé la signature de quatre conventions de partenariat entre l’établissement et des entreprises locales spécialisées en mécanique de précision. Ces accords visent à faciliter le transfert de technologies et la commercialisation des résultats de recherche, renforçant ainsi l’économie nationale fondée sur l’innovation. « Les chercheurs et étudiants deviendront des acteurs essentiels dans le renforcement de notre tissu économique », a insisté le ministre.

Lors des échanges avec les étudiants porteurs de projets, le ministre a rappelé que le financement des projets innovants constitue un facteur clé de réussite pour le passage d’une microstructure à une start-up viable. Cependant, il a mis en garde contre les risques d’échec liés à une mauvaise orientation vers le marché ou à une base clientèle insuffisamment diversifiée. « Le succès des projets repose sur leur capacité à répondre à un besoin réel et à s’adapter aux exigences du marché », a-t-il expliqué.

À l’occasion d’un exposition des projets étudiants à l’USTO-MB, M. Badari a insisté sur l’importance de déposer des brevets pour garantir la propriété intellectuelle et la valorisation économique des innovations. Il a également encouragé les encadreurs et enseignants à orienter leurs étudiants vers la création d’entreprises innovantes, afin que l’université devienne un moteur de développement économique et social, capable de générer des emplois et de la richesse durable.

Le ministre a souligné que l’ensemble des initiatives et conventions signées s’inscrit dans la stratégie nationale visant à faire des universités des catalyseurs de l’économie de la connaissance. Il a rappelé que les projets innovants ne sont pas seulement des exercices académiques, mais des opportunités concrètes de transformer le savoir en valeur économique, au service du développement local et national.

Ce jeudi, à Oran, l’action du ministre a clairement montré que l’université peut jouer un rôle central dans l’essor économique du pays, en mettant en lien recherche, innovation et marché, et en donnant aux étudiants les moyens de devenir de véritables entrepreneurs et acteurs du changement.