B.Y

La wilaya d’Aïn Temouchent a bouclé l’année 2025 sur une production halieutique impressionnante de 10.053 tonnes, marquant une performance stable et remarquable pour ce secteur vital de l’économie locale.

C’est ce qu’a annoncé dimanche Houari Gouicem, directeur de wilaya de la Pêche et de l’Aquaculture, soulignant le rôle pivotal de cette activité dans l’approvisionnement national en produits de la mer.  Les poissons bleus, tels que les sardines et les maquereaux, ont dominé la production avec 7.864 tonnes, représentant plus de 78% du total. Ils ont été suivis par les poissons blancs (1.052 tonnes), les crustacés comme les crevettes et les langoustines (955 tonnes), et enfin les mollusques (114 tonnes). Cette répartition reflète la richesse des fonds marins côtiers de la wilaya, favorisée par des eaux poissonneuses et des techniques de pêche adaptées. Les ports de Bouzedjar et Beni Saf se sont illustrés comme les principaux pôles de débarquement. Bouzedjar a enregistré le volume le plus élevé avec près de 5.600 tonnes, tandis que Beni Saf a contribué avec environ 4.400 tonnes. Ces infrastructures modernes, équipées pour le traitement et la conservation rapide des captures, jouent un rôle essentiel dans la chaîne logistique, permettant une distribution efficace vers les marchés nationaux et même à l’export. M. Gouicem a tenu à rappeler la stabilité remarquable du secteur ces dernières années, avec des productions annuelles oscillant entre 10.000 et 11.000 tonnes, positionnant Aïn Temouchent parmi les wilayas côtières les plus performantes du pays. Cette constance s’explique par des investissements continus en modernisation des flottes et en formation des pêcheurs, malgré les défis climatiques et les quotas de durabilité imposés pour préserver les ressources marines. Le parc naval de la wilaya est particulièrement diversifié, comptant 406 navires de pêche maritime de toutes tailles et catégories : 197 embarcations artisanales pour la pêche côtière, 99 bateaux sardiniers spécialisés, 68 palangriers pour la pêche au chalut, et 5 navires thoniers dédiés à la capture du thon rouge. Ces unités, soutenues par des coopératives locales, génèrent des milliers d’emplois directs et indirects, boostant l’économie rurale et favorisant le développement durable. Cette dynamique positive ouvre la voie à de nouveaux projets pour 2026, incluant l’extension des capacités d’aquaculture et la promotion de la transformation locale des produits halieutiques pour une plus grande valeur ajoutée.