Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, lundi au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal (CIC, Alger), la cérémonie du lancement officiel du dispositif national de gouvernance des données, sous le slogan « Souveraineté, Organisation et Transparence ».
Placée sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, la cérémonie de lancement officiel s’est déroulée en présence de la Haut- commissaire à la numérisation avec rang de ministre, Mme Meriem Benmouloud, et du conseiller auprès du président de la République, M. Farid Yaici, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement et de représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie.
Le lancement du dispositif national de gouvernance des données s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques de l’Etat visant à renforcer la souveraineté numérique et à ancrer les principes de transparence et d’organisation rigoureuse des données, en vue d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, de soutenir la transformation numérique et d’améliorer la qualité des services fournis aux citoyens.
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a souligné l’importance de la mise en place du dispositif national de gouvernance des données, en tant que socle fondamental pour l’édification d’un Etat moderne et innovant, apte à anticiper les défis du futur.
Présidant la cérémonie de lancement officiel du dispositif national de gouvernance des données, au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal (CIC, Alger), le Premier ministre a indiqué que cet événement national, placé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, « constitue une étape qui mérite qu’on s’y arrête pour valoriser l’un des principaux acquis de la transformation numérique dans notre pays, à savoir le lancement du dispositif national de gouvernance des données, mis en place en vertu du décret présidentiel No 25-320 du 30 décembre 2025, instaurant un modèle souverain propre à l’Etat algérien ». Ce modèle « repose sur la maîtrise, l’organisation et la protection des données, ainsi que sur l’orientation de leur exploitation, en tant qu’actifs stratégiques d’une importance capitale et socle fondamental pour l’édification d’un Etat moderne et innovant, apte à anticiper les défis du futur, à travers la mise en place d’un ancrage juridique, technique et institutionnel permettant le passage d’une gouvernance traditionnelle à une gouvernance numérique globale, axée sur les données », a précisé M. Sifi Ghrieb.
Le lancement, aujourd’hui, des composants de cette gouvernance numérique et l’activation de ses mécanismes, avec la participation des acteurs concernés, « témoignent de la cohésion des efforts et de l’efficacité de la synergie institutionnelle dans la concrétisation du processus de transformation numérique, dans lequel notre pays s’est engagé de manière résolue et réfléchie, conformément à la forte volonté politique des hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République, et en phase avec les mutations profondes et rapides que connaît le monde avec les évolutions technologiques en cours », a soutenu le Premier ministre.
Le dispositif national de gouvernance des données revêt une « importance stratégique majeure, tant au niveau national qu’international », a-t-il ajouté, affirmant que, sur le plan national, ce « socle fondamental » joue un « rôle clé dans l’ancrage de la souveraineté numérique de l’Etat et la gestion rationnelle des données en tant que ressource stratégique », à travers la « consolidation des systèmes de sécurité de l’information, le renforcement de la protection des données et la garantie de leur fiabilité et de leur pérennité ».
Cela a contribué, a-t-il dit, à « l’amélioration de la qualité de la décision publique », tout en garantissant « les fondements informationnels nécessaires à la réussite de réformes structurelles profondes et globales, reposant sur une exploitation optimale de données précises et fiables, dans un cadre consacrant les principes de transparence, de sécurité et de confiance ».
Qui plus est, ce dispositif « joue un rôle stratégique dans le renforcement de l’attractivité de l’investissement et le développement de l’économie numérique », à travers « la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique clair et fiable, garantissant la clarté des règles, la stabilité des législations et la protection des données, renforçant ainsi la confiance des acteurs économiques et des investisseurs nationaux et internationaux », a-t-il poursuivi.
Sur le plan international, la mise en place de ce dispositif national « tend à aligner l’écosystème numérique national pour l’exploitation des données sur les normes et pratiques internationales en vigueur et à renforcer l’interopérabilité et la coopération transfrontalière, en vue d’appuyer le positionnement de notre pays et de conforter son rôle de partenaire fiable et actif dans l’espace numérique international », a expliqué le Premier ministre.
Dans cette optique, le dispositif national de gouvernance des données « n’est pas qu’un simple outil de régulation, mais un levier souverain du développement durable dans notre pays, reflétant son engagement international envers les standards mondiaux, à même de contribuer à améliorer les indicateurs de compétitivité numérique, de transparence et d’attractivité de l’investissement, tout en renforçant sa crédibilité auprès des partenaires et des institutions financières internationales », a-t-il ajouté.




