Le ministère irakien de l’Environnement a réaffirmé l’engagement de son pays à éliminer les mines et les restes explosifs de la guerre sur l’ensemble du territoire d’ici fin 2028, tout en soulignant les défis auxquels est confronté ce dossier en raison de « l’absence d’allocations financières ».
Cité par l’agence de presse irakienne INA, le vice-ministre administratif du département, Iktifaa Al-Hasnaoui, a indiqué que « l’Irak est engagé au niveau international à déclarer le pays exempt de mines et de restes de guerre d’ici la fin 2028 ».
Elle a précisé que « cet engagement fait face à des défis dans un contexte marqué par l’absence de financements », déplorant la suspension par des pays de leur soutien international au programme de déminage.
La responsable a ajouté que le dossier des mines et des restes explosifs repose principalement sur l’effort national et certains projets d’investissement, soulignant qu' »une attention particulière et réelle » doit être accordée à cette question à travers « des allocations financières et un soutien logistique à l’effort national ».
L’Irak demeure confrontée à de graves risques liés aux mines et restes de guerre. Plus de 2.700 kilomètres carrés de terres restent contaminés, selon un communiqué publié en avril 2025 par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
Au cours des cinq dernières années, au moins 314 enfants irakiens ont été tués ou blessés par des mines et restes explosifs de guerre qui entravent la croissance économique, limitent l’accès à l’éducation et aux moyens de subsistance et empêchent des centaines de familles déplacées de regagner leurs régions en toute sécurité, selon la même source.




