Le thème « la formation et l’autonomisation des jeunes en Algérie à la lumière des Objectifs de développement durable », a été au centre d’une rencontre nationale organisée, samedi à Alger, par le Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ).

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le vice-président du Conseil, chargé de la coordination et du suivi des projets, Mohamed Abdelhafid Frihi, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans « le cadre du rôle consultatif du CSJ, qui œuvre à accompagner les politiques publiques avec une vision objective et responsable », et ce, à travers « la transmission des préoccupations des jeunes et la contribution à l’évaluation des politiques éducatives et de formation, tout en proposant des solutions pratiques et applicables en harmonie avec les orientations nationales et les engagements de l’Algérie au titre des Objectifs de développement durable (ODD) ».

Le thème de cette rencontre s’inscrit en droite ligne avec la vision de l’Etat algérien en matière d’éducation et d’autonomisation des jeunes, at-il ajouté, pertinent, à cet égard, les réformes engagées par l’Algérie dans différents niveaux du système éducatif, notamment en ce qui concerne la qualité de l’enseignement, l’égalité des chances et l’adéquation de la formation aux exigences de l’économie nationale.

Pour sa part, le président de la commission de l’environnement et du développement durable au sein du CSJ, Mohamed El Amine Kihal, a affirmé que cette rencontre vise à « mettre en lumière les efforts de l’Etat dans le domaine de l’éducation, à passer en revue les niveaux réalisés en matière de santé scolaire et de programmes pédagogiques, ainsi que d’autres axes essentiels inscrits dans les stratégies nationales visant à développer et à améliorer la qualité de l’enseignement ».

De son côté, le président de la Commission de l’éducation, de la formation et de l’enseignement supérieur du Conseil, Abdelhak Laribi, a présenté un exposé intitulé « Les défis des politiques publiques : éducation, formation, insertion », dans lequel il a abordé les axes du diagnostic stratégique inscrits dans les ODD relatifs à la situation de l’éducation actuelle, tels que la qualité de l’enseignement, l’économie et le marché du travail, l’éducation et la construction d’une citoyenneté active, ainsi que la problématique de la gouvernance et de la coordination sectorielle.

Cette rencontre a également été ponctuée par d’autres interventions portant sur un ensemble de sujets pertinents, parmi lesquels « L’évaluation de la qualité de l’éducation en Algérie : programmes, préparation pédagogique et égalité », « L’adéquation du système de formation professionnelle avec les besoins du marché et l’intégration avec l’éducation nationale » et « L’approche de la qualité basée sur l’impact dans l’éducation : expériences internationales et leçons apprises ». A noter que cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de représentants de secteurs et d’organismes nationaux, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’action annuel du CSJ. 

Au-delà des discours institutionnels, les participants ont insisté sur la nécessité de bâtir des ponts solides entre la salle de classe et le monde professionnel. L’un des défis majeurs soulevés concerne l’adéquation entre les programmes éducatifs et les besoins réels d’un marché du travail en pleine mutation, notamment dans les secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, le numérique ou l’économie verte. Les intervenants ont souligné que l’autonomisation des jeunes ne peut se résumer à la délivrance de diplômes, mais doit impérativement passer par l’acquisition de compétences pratiques et par une orientation proactive vers les métiers d’avenir. La réforme du système de formation professionnelle, qui doit jouer un rôle de passerelle entre l’école et l’entreprise, a ainsi été identifiée comme un levier prioritaire pour réduire le décalage entre l’offre de formation et la demande économique.

Enfin, cette rencontre a permis de réaffirmer le rôle central de la jeunesse comme force de proposition dans la construction de l’Algérie de demain. Le Conseil supérieur de la jeunesse, à travers ces assises, entend capitaliser sur les expériences internationales présentées, notamment en matière d’évaluation de la qualité basée sur l’impact, pour nourrir ses futures recommandations aux pouvoirs publics. L’objectif est clair : faire de l’éducation non pas un simple secteur administré, mais un véritable écosystème d’émancipation, capable de former des citoyens éclairés et des professionnels compétitifs. En alignant sa boussole sur les Objectifs de développement durable, l’Algérie cherche ainsi à garantir que sa transition économique soit portée par une génération montante outillée, confiante et résolument tournée vers l’avenir.