H. Nassira
À Oran, les forces politiques commencent à redessiner leur stratégie en vue des prochaines élections législatives et locales. Le renforcement de l’adhésion militante et l’élargissement de la base partisane deviennent les priorités des partis.
Dans ce cadre, le Front de libération nationale (FLN) se distingue par ses récentes initiatives : trois maires — d’El Braya, Boufatis et Tafraoui — ont rejoint ses rangs, portant à cinq le nombre d’élus municipaux actuellement affiliés au parti, auxquels s’ajoutent d’anciens responsables et militants.
Le nouveau bureau de la wilaya concentre ses efforts sur la revitalisation de sections locales jusque-là peu actives, afin de renforcer l’attractivité politique et le dynamisme militant. Six sections, dont celles de Boutlelis et Bethioua, ont ainsi été consolidées avec des responsables reconnus pour leur crédibilité et leur popularité sur le terrain.
Cette réorganisation intervient également dans un contexte de réformes législatives concernant l’activité partisane, notamment l’interdiction du « tourisme politique ». Cette mesure profite au FLN, qui voit revenir d’anciens militants partis par le passé à cause d’exclusions ou de non-candidatures lors des scrutins précédents.
Le paysage politique oranais a, par ailleurs, été marqué par le retour de figures expérimentées ayant participé à la restructuration interne du parti, renforçant son ancrage historique et sa visibilité locale.
Le FLN à Oran semble déterminé à se repositionner fermement sur la scène politique, après son recul lors des élections de 2021, où il avait perdu plusieurs communes majeures, comme Oran, Bir El Djir, Aïn Turk et Es-senia. Pour la première fois, le parti n’avait pas participé aux élections de l’Assemblée populaire de wilaya, privant le FLN d’une représentation significative à l’échelle locale.




