S Hadjar 

La 18e édition des « Dourouss Mohammadia » s’est clôturée samedi soir au cœur de la Zaouïa Belkaïdia Hebria, marquant un moment de réflexion et de transmission autour du rôle des maîtres soufis dans la préservation et la diffusion du Saint Coran et des sciences de la charia.

La cérémonie, rehaussée par la présence du recteur de Djamaâ El-Djazaïr, cheikh Mohamed Al-Mamoun Al-Qasimi Al-Hassani, a mis en lumière l’héritage spirituel et éducatif des zaouïas en Algérie. Dans une conférence intitulée « La piété, clé du savoir et pilier de la civilisation », le conférencier a rappelé que les maîtres soufis ont toujours concilié éducation spirituelle et rigueur scientifique, faisant du Coran un guide à comprendre et à vivre.

« Les zaouïas algériennes ne se limitent pas à l’enseignement religieux. Elles ont, au fil des siècles, renforcé la cohésion sociale et nourri l’identité nationale », a souligné le cheikh Al-Qasimi Al-Hassani. Il a également évoqué l’exemple de l’Emir Abdelkader, symbole de l’alliance entre éducation soufie, leadership politique et lutte pour la liberté, illustrant l’importance d’un engagement à la fois moral et intellectuel.

La rencontre a réuni des savants et jurisconsultes venus d’Algérie et d’autres pays du monde islamique, notamment d’Égypte, du Liban, de Turquie, d’Irak, de Tunisie, de Syrie et du Soudan. Les conférences ont exploré la contribution des maîtres soufis à la biographie prophétique, au fiqh malikite, à la terminologie du hadith et à la défense de la doctrine sunnite.

Des échanges scientifiques entre conférenciers et étudiants de la zaouïa ont également ponctué l’événement, renforçant l’ancrage de la tradition soufie dans l’enseignement du Saint Coran et de la charia. Le cheikh Al-Qasimi Al-Hassani a enfin appelé à un renouvellement des efforts conjoints des savants et des zaouïas pour adapter cet héritage aux exigences contemporaines, conciliant authenticité, rigueur et pertinence face aux défis actuels.

La Zaouïa Belkaïdia Hebria, fidèle à sa vocation, confirme ainsi son rôle de phare spirituel et éducatif, rappelant que l’enseignement du Coran et de la piété demeure un pilier de la civilisation et de l’identité algérienne.