Sur la lutte contre la criminalité financière, Marc Shapiro a salué les progrès de l’Algérie dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. À l’occasion du lancement du 3e atelier sur la comptabilité judiciaire, Marc Shapiro, chargé d’affaires à l’ambassade des États Unis à Alger, a exprimé son enthousiasme de revenir travailler dans ce «magnifique pays», près de 20 ans après son premier poste. «Beaucoup de choses ont changé depuis 2009», fait-il remarquer, citant notamment l’évolution de la capitale et l’approfondissement des relations bilatérales. Pour lui, une constante toutefois demeure: «L’hospitalité et la générosité du peuple algérien, ainsi que son talent et son dévouement au travail», souligne-t-il.
Abordant les enjeux sécuritaires, le diplomate rappelle que la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme suscite un intérêt croissant face au trafic de drogue. «Ces défis ne connaissent pas de frontières», précise-t-il, avant d’ajouter qu’aucune entité ne peut lutter efficacement contre la criminalité transnationale sans adopter une approche elle-même transnationale. C’est pourquoi, estime-t-il, que les relations construites durant cet atelier sont «essentielles et déterminantes» pour la sécurité commune. Saluant la qualité des échanges avec le ministère de la Justice, Marc Shapiro tient à féliciter les équipes locales. «Travailler avec vous n’est pas seulement efficace, mais également très agréable», affirme-t-il.
Selon lui, cette collaboration dépasse le cadre professionnel pour devenir une véritable relation de confiance. Il a également transmis l’admiration des formateurs américains pour les cadres algériens. «Ils les considèrent parmi les meilleurs participants avec lesquels ils ont travaillé», souligne-t-il. Dans ce sens, il rappelle la volonté de Washington de collaborer avec des partenaires à forte valeur ajoutée. «L’Algérie constitue un exemple remarquable», précise-t-il.
«C’est un partenaire compétent, en mesure de jouer un rôle de premier plan en Afrique du Nord et dans la région du Sahel», ajoute-t-il. L’un des points forts de son intervention porte sur les réformes législatives et institutionnelles. Marc Shapiro rappelle que le Groupe d’action financière (GAFI) a reconnu que l’Algérie avait «largement achevé son plan d’action» en février dernier. «Des indicateurs positifs laissent entrevoir la possibilité pour l’Algérie de sortir prochainement de la liste grise», fait-il savoir.
Évoquant son expérience passée à Malte, qui avait réussi ce défi en 2022, il a souhaité le même succès à Alger. «Il s’agit d’une réalisation remarquable», souligne-t-il pour saluer les efforts déployés. Pour conclure, le chargé d’affaires a réitéré sa confiance en l’expertise des participants. «Votre implication a un impact concret sur le terrain», affirme-t-il, avant de clore son propos en assurant que le succès sera au rendez-vous grâce à ce travail commun entre les services judiciaires et d’enquête des deux pays.
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