Wassila. B
L’ancien président de la République, le général Liamine Zéroual, s’est éteint à l’âge de 84 ans. La Présidence a décrété trois jours de deuil à travers le territoire national et au niveau des représentations diplomatiques à l’étranger, avec la mise en berne du drapeau national. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, s’est recueilli, hier au Palais du peuple à Alger, à la mémoire de l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual, et a signé le registre de condoléances. Le chef de l’État a présenté ses condoléances à sa famille et à ses proches.
Le président de la République était accompagné du Général d’Armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’État-Major de l’Armée nationale populaire.
Avec la disparition de l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual, décédé samedi soir à l’hôpital militaire Mohamed Seghir-Nekkache à Alger, l’Algérie perd l’une de ses figures les plus marquantes, ayant profondément marqué une période charnière de son histoire. L’Algérie est en deuil. En ce 28 mars, le pays rend hommage à l’un de ses fils les plus loyaux.
Avec un sens élevé des responsabilités et un attachement indéfectible à l’unité nationale, le président Liamine Zéroual œuvre à préserver les institutions de la République et à renforcer la cohésion nationale. Son engagement constant en faveur de la stabilité du pays et de la continuité de l’État a permis de consolider les fondements de la République dans un contexte difficile. Attaché aux principes de dialogue et de réconciliation, le défunt président a œuvré, durant son mandat, à favoriser les conditions d’un retour progressif à la paix et à la stabilité. Son action s’inscrivait dans une vision stratégique visant à préserver l’unité du pays et à protéger les intérêts supérieurs de la Nation.
Né à Batna le 3 juillet 1941, le défunt s’est engagé, très tôt, dans les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) en 1957, contribuant activement à la glorieuse Guerre de libération nationale, avant de poursuivre son parcours, après l’Indépendance, au sein de l’Armée nationale populaire (ANP), bénéficiant d’une formation militaire de haut niveau.
Le défunt a occupé plusieurs hautes fonctions militaires. Il a, notamment, dirigé des institutions de formation stratégiques, telles que l’Ecole militaire de Batna (1974-1975) et l’Académie militaire de Cherchell (1981-1982). Il a également exercé des fonctions de commandement au niveau des 6e, 3e et 5e Régions militaires avant d’être nommé Commandant des forces terrestres en 1989, s’imposant, ainsi, comme l’un des cadres militaires ayant contribué à l’édification de l’ANP.
Liamine Zeroual a en outre occupé plusieurs hautes fonctions, dont celle de chef d’Etat en 1994, après avoir été désigné par le Haut Conseil d’Etat (HCE), avant d’être élu président de la République en 1995.
Le défunt était connu pour sa personnalité alliant fermeté dans la prise de décision et rigueur dans la gestion des crises. Ces qualités se sont particulièrement illustrées lors de la conduite de l’une des périodes les plus difficiles qu’a traversées l’Algérie durant les années 1990.
Il s’est, en outre, distingué par ses positions souveraines, tant sur le plan international que dans la gestion des dossiers économiques, veillant à préserver l’autonomie de la décision nationale.
Parmi les étapes marquantes de son parcours politique, figure sa décision d’organiser l’élection présidentielle anticipée en 1999, mettant, ainsi, un terme à son mandat. Après avoir quitté son poste de président de la République, le défunt a choisi de mener une vie simple dans sa ville natale à Batna, une attitude qui reflète son humilité et sa vision personnelle de la responsabilité. Un dernier hommage a été rendu à l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual, au Palais du Peuple (Alger). Le Défunt sera inhumé, aujourd’hui après la prière du Dohr, dans sa ville natale à Batna.




